Les Lauriers sont coupés

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Résumé

Paru en 1888, Les Lauriers sont coupés est un roman de l’écrivain français Édouard Dujardin qui livre les pensées du personnage principal, Daniel Prince, qui se définit comme « le triste amoureux du mystère génital ». Il relate les évènements qui se sont succédé durant quelques heures de son existence.

Ainsi, son monologue commence à six heures, puisqu’il s’agit bel et bien d’un monologue, au moment où il se rend à son étude pour trouver son ami, le clerc Lucien Chavainne, afin de lui parler, encore, de son amour, car Lucien est son confident à cet égard.

Lucien Chavainne se veut également être le conseiller de son ami en ce qui concerne sa relation avec Léa d’Arsay, celle qu’il courtise. D’ailleurs, il n’est pas de l’avis de Daniel dont la cour se résume à de banales activités comme causer, chanter, jouer du piano ou encore se promener en voiture. Ainsi, Lucien ne comprend pas Daniel qui mène une relation platonique avec Léa, surtout que celle-ci est une « demoiselle de petit théâtre ». Néanmoins, Daniel lui réplique que c’est justement pour cette raison qu’il prend du plaisir à la courtiser, mais ne lui répond pas lorsqu’il lui demande s’il espère la toucher un jour.

Lucien va d’ailleurs plus loin en avançant qu’il se ruine vainement depuis qu’il la connaît alors que sa relation ne semble pas avoir de véritable but. En effet, Daniel offre de l’argent à Léa et Lucien ne manque pas de lui conseiller de changer sa façon de faire pour obtenir quelque chose de cette femme.

Quoiqu’ils soient amis, les deux hommes ne se ressemblent pas du tout car Lucien est de ceux qui aiment les rencontres d’un soir au lieu d’une relation stable. D’ailleurs, tout semble les opposer puisque Daniel s’étonne que son ami Lucien veuille encore voir Ruy Blas, une pièce qu’il considère comme dépassée.

Mais même s’il aime entretenir Lucien de sa relation avec Léa, Daniel n’est pas pour autant désintéressé par les femmes et c’est ainsi qu’il prend plaisir à découvrir leur beauté et à s’imaginer les aborder, même s’il ne se l’avoue qu’à lui-même. Cet homme, que l’on devine indécis par ses réflexions, désespère de voir Léa s’offrir un jour alors que leur premier et unique baiser remonte à si loin. Cela expliquerait sa conduite pleine de respect vis-à-vis d’elle.

Il l’aime au point de vouloir partir avec elle, faciliter son départ en s’occupant de tous ses engagements et de ses dettes s’il devait posséder quelque fortune et mener un train de vie assez luxueux avec elle.

Par ailleurs, sa rencontre avec Paul Hénart accentue encore ses rêveries car celui-ci lui annonce qu’il va se marier avec sa bien-aimée Élise, et lui, Daniel, aimerait également épouser la femme qu’il aime tout en songeant que cette jeune femme et sa mère ont tout fait pour prendre dans leurs filets Paul Hénart.

Daniel commence à éprouver quelques irritations à propos de Léa, comme quand il est question de ne pas aller la chercher au théâtre mais finalement de venir chez elle. Ainsi, il s’imagine entre autres qu’elle ne veut pas qu’on l’aperçoive en sa compagnie. Ces divagations ne dureront pas et il songe enfin à faire en sorte que Léa l’invite à rester près d’elle toute la nuit, même si cela n’a jamais eu lieu auparavant.

Et comme il songe à écrire son plan pour fixer son attention, il passe en revue les billets qu’elle lui a écrits ainsi que son carnet où il relatait leurs rendez-vous des trois premières semaines. C’est ainsi que l’on découvre que dès le début, Léa parle de soucis financiers et de ses relations assez tumultueuses avec sa mère à Daniel, et il ne manque pas de lui apporter son soutien, auquel elle s’habitue rapidement comme s’il s’agissait du prix à payer pour l’aimer. Mais il se met soudain à vouloir renoncer à la posséder et surtout à vouloir la quitter.

Il propose une promenade à Léa qui refuse et qui finit par accepter après avoir somnolé avec lui dans ses bras. Lors de cette promenade, Léa sent Daniel différent des autres jours et lui la trouve « désagréable ».

Ainsi, même s’il a accepté de venir à la fête de la Presse où elle tiendra un comptoir, il songe déjà à trouver un prétexte pour ne pas y aller avant de penser à emmener son ami, Lucien Chavainne, pour ensuite se raviser, songeant uniquement à lui payer son déguisement.

Pendant qu’ils font le chemin du retour, Daniel songe à nouveau à l’aspect de leur relation, se demandant si elle allait rester ainsi, se disant qu’il n’en voulait plus finalement, et pensant qu’elle se serait manifestée si elle avait voulu que quelque chose arrive depuis ces trois mois.

Néanmoins, les évènements à leur arrivée dans la chambre de Léa semblent augurer une victoire prochaine de Daniel. Contrairement à son humeur lors de la promenade, elle se donne un air câlin et le voilà qui espère tout en se disant qu’il va refuser et que cela sera sa plus belle preuve d’amour, mettant une différence entre « avoir cette fille comme les autres pour une nuit » et « aimer et peut-être se faire une amie ».

Tout n’est pourtant pas clair dans l’esprit de Daniel et le voilà qui est pris de doutes quant aux interprétations que son aimée pourrait avoir de son éventuel refus ainsi qu’au sujet de ses propres raisons pour entretenir cette relation platonique avec Léa.

Finalement, il finit par considérer qu’il a payé cher pour n’obtenir rien de vraiment grandiose. Après lui avoir offert ce dont elle avait besoin pour son déguisement, il apprend qu’elle ne peut lui permettre de rester. Résolu, il la quitte sans préciser qu’ils ne se reverront plus, se contentant de répondre à son bonsoir et de lui promettre de venir le mercredi suivant.

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