L'inondation

par

Résumé

L’Inondation est
un court roman d’Evgueni Zamiatine composé de sept chapitres racontant
l’histoire d’un couple et de la jeune fille qu’ils ont recueillie.

 

Trofim Ivanytch et Sophia sont mariés
depuis plusieurs années mais n’arrivent pas à avoir d’enfants. Sophia est
malheureuse, elle a bientôt quarante ans et elle sent que son mari la quittera
si elle ne peut pas enfanter. On la voit se désespérer alors que ses
menstruations se déclenchent : son rêve d’être enceinte est, ce mois-ci, à
nouveau déçu.

À l’étage du dessus
vivent un menuisier et sa fille Ganka. Celui-ci est très malade et ne tarde pas
à mourir, laissant derrière lui sa jeune fille de douze ou treize ans. Un soir,
Sophia propose à son mari d’accueillir la jeune fille chez eux. Trofim,
enthousiaste, accepte, et Ganka vient s’installer sous leur toit. Sophia est
heureuse : « Maintenant, tout ira bien » pense-t-elle.

 

Dans le second
chapitre, on retrouve Sophia, Trofim et Ganka quelques années plus tard. La
jeune fille a grandi et a noué une étrange complicité avec Trofim. Elle rit et
parle avec lui tandis que Sophia est laissée à l’écart. Alors celle-ci préfère
sortir. Elle va « n’importe où : dans un magasin, à
l’église… » pour ne pas se retrouver seule avec la jeune fille.

Un jour, en rentrant
chez elle, Sophia trouve la porte fermée. Elle entre alors par l’arrière,
pensant que Trofim et Ganka sont allés se promener, lorsqu’elle entend du bruit
dans la chambre. Elle se retrouve alors nez à nez avec la jeune fille qui sort
de sa propre chambre en déshabillé. Elle est vite rejointe par Trofim qui ne
s’attendait pas à voir sa femme rentrer si tôt à la maison. Sophia est
stupéfaite, mais elle reste et n’ose presque rien dire sur ce qu’elle vient de
découvrir.

Le soir, Trofim
demande à Sophia de lui faire un lit près de la fenêtre. Elle s’exécute et
chacun se couche dans son lit, mais dans la nuit, elle entend son mari se lever
pour rejoindre Ganka.

 

La vie reprend comme
s’il ne s’était rien passé dans le troisième chapitre. Le matin, Trofim part
travailler alors que Ganka reste avec Sophia pour l’aider dans les tâches
ménagères. Mais Sophia finit par préférer faire le travail seule et libère la jeune
fille qui en profite pour passer du temps en dehors de la maison. La voisine
met en garde Sophia sur le fait que Ganka traîne dehors avec des garçons, mais
Sophia n’en parle pas à Trofim.

Un jour, la ville
est inondée, et Trofim, Sophia et Ganka se voient obligés de séjourner chez
leurs voisins en attendant que leur logement soit remis en état. Les époux sont
à nouveau contraints de dormir dans le même lit. Pendant ces trois semaines, rien
ne se passe entre eux jusqu’à ce que leur maison soit de nouveau habitable.
Sophia comprend alors que Trofim et Ganka vont se retrouver et son cauchemar
recommencer.

 

Alors que les époux
et Ganka sont de retour chez eux, Sophia n’en peut plus. Elle ressent en elle
comme un de « ces nuages étouffants de l’été », elle est prête à
déborder. Elle se trouve seule à la maison ; Ganka coupe du bois à l’écart.
Sophia s’approche d’elle doucement, saisit la hache et tue la jeune fille. Elle
met le corps dans un sac et l’enterre ensuite dans un champ. En rentrant, elle
nettoie tout, elle se nettoie elle-même et brûle les affaires de Ganka. Elle se
sent enfin soulagée, « tous les nœuds en elle se relâchèrent », et elle
finit par s’endormir.

Sophia se réveille,
Trofim se trouve face à elle ; il lui demande où est Ganka. Elle répond
qu’elle ne sait pas et les époux commencent à dîner sans elle. Trofim n’a pas
un regard pour sa femme, il attend la jeune fille qui ne vient pas. Il ordonne
alors à Sophia de fermer le crochet de la porte et s’écrie :
« Qu’elle passe la nuit où elle veut, avec qui elle veut ». Les époux
se couchent, chacun dans son lit. Sophia entend Trofim se lever comme quand il
allait rejoindre la jeune fille, mais cette fois c’est elle qu’il vient
rejoindre. Il s’approche d’elle mais elle fait mine de ne pas l’entendre puis
il l’étreint « comme s’il voulait se venger sur elle de toute sa haine
avide pour l’autre ».

 

Le lendemain, Trofim
part à la recherche d’informations sur Ganka et finit par déclarer sa
disparition à la milice. Les voisins ainsi que Sophia sont convoqués et
interrogés. La voisine qui connaît les passe-temps de la jeune fille explique
qu’elle fréquente des garçons et qu’elle l’a entendue dire qu’elle voulait s’en
aller.

Sophia se montre
distraite, tourmentée ; son mari l’interroge et lui demande si elle sait
quelque chose mais elle ne répond pas. Plus tard, elle annonce à Trofim qu’elle
est enceinte. L’affaire de la disparition de la jeune fille est classée mais
Sophia a perdu le sommeil.

 

Dans le dernier
chapitre, Sophia perd connaissance et c’est sa voisine qui vient la secourir. Elle
accouche d’une petite fille ; Trofim semble plus heureux que jamais mais
après l’accouchement, Sophia connaît des complications et doit être conduite à
l’hôpital. Elle a des hallucinations et se revoit en train de tuer Ganka à coups
de hache. Dans son délire elle réclame son mari avant qu’elle ne soit
« inondée » ; elle sent qu’elle va mourir. Elle avoue alors avoir
tué la jeune fille. On croit à un délire mais elle renouvelle sa déclaration et
indique l’endroit où la hache est dissimulée. Sophia se relâche alors ;
son mari croit qu’elle est morte mais il n’en est rien : elle est simplement
endormie constate le docteur, elle va s’en sortir. Dans son sommeil, elle a
« un air heureux ».

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