Pensées Métaphysiques

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Résumé

Les Pensées métaphysiques sont une œuvre du philosophe du XVIIèmesiècle Spinoza. Ces pensées sont divisées en deux parties : lapremière est consacrée à l’être et à ses affections et s’étend sur sixchapitres ; la seconde est plus longue et traite de sujets comme Dieu etses attributs, ainsi que son influence et ses liens avec l’esprit humain,et ce au long d’une douzaine de chapitres.

Les Penséesmétaphysiques sont une sorte d’hommage – bien que le titre soit aussidestiné à résumer au mieux le projet de Spinoza – à l’œuvre de René Descartes (quia vécu une quarantaine d’années avant Spinoza), philosophe qui a aussirassemblé une bonne partie de ses réflexions dans une œuvre intitulée Méditations Métaphysiques – quicontenaient des idées qui avaient révolutionné à leur époquela philosophie et la théologie. Spinoza se base certes sur lespensées cartésiennes mais pour s’y opposer par la suite.

 

La première partie se consacre donc à l’explicationbrève des principales questions que Spinoza a rencontrées et qui se rencontrentassez communément dans les grandes œuvres sur la métaphysique, traitant donc desujet comme l’être, les croyances, les affections et les relations aux autresmais aussi à soi. Ces six chapitres rassemblent des thèmes perceptibles dansleurs intitulés : « De l’être réel, de l’être forgé et de l’être deraison », « Ce qu’est l’être de l’essence, l’être de l’existence,l’être de l’idée, l’être de la puissance », « Le nécessaire,l’impossible, le possible et le contingent ». Les chapitres suivantstraitent « De la durée et du temps », « De l’opposition, del’ordre », pour finir sur « De l’un, du vrai et du bien ».

Cette première grande partie permet àSpinoza d’exposer ses idées selon lesquelles il faut distinguer l’être réel del’être que l’on se forge soi-même par son expérience, sa vie, mais aussi savolonté d’être une personne particulière, grâce en partie à la réflexion et à laraison qui est intrinsèque à chaque humain et qui doit être travaillée durementpour obtenir la sagesse du philosophe et être heureux durablement.

Il expose aussi l’idée selon laquellel’essence de l’homme doit lui permettre de se rendre compte de sa propreexistence, de la vie et de l’importance de ce don. Cette conscience permetensuite de formuler ses propres idées, une réflexion, puis de devenir puissantpour avoir une action pertinente sur soi, sur les autres.

Le chapitre suivant traite de ce quiest nécessaire : il s’agit de savoir faire la part des choses entre ce quiest possible, ce qui est nécessaire et le reste qui peut être ignoré faute detemps, d’une vie trop courte, si l’on ne prend pas en charge ses priorités.Cette idée est développée aussi au chapitre suivant où Spinoza montre lanécessité d’agir et de hiérarchiser ses actes afin de tirer partie du temps quipasse et de la durée de l’existence, nécessairement limitée.

Il continue sur des considérationsconcernant la société, l’ordre naturel ainsi que la loi, citant Hobbes et lestravaux sur l’ordre à l’état de nature et dans les sociétés primitives. Laquestion centrale est : respecter l’ordre et obéir à la loi, est-cerenoncer à sa liberté ? À cela, il répond qu’il faut prendre en compte letype de société en jeu et les besoins communs d’établir des lois qui conviennentà chacun, selon la volonté générale. En cela il ébauche une idée politique impliquantle vote, citant en exemple les cités athéniennes de l’Antiquité et de grandsphilosophes.

Il conclut la première partie sur desidées concernant le bien et le mal, hors de toute religion ; en effet lamorale ne doit pas forcément être liée à une idée religieuse mais à une idéeprofondément humaine et logique, qui doit être inculquée à l’être humain avanttoute éducation religieuse.

 

Dans la deuxième partie Spinoza,toujours en conservant le souci de brièveté de la première, explique ses idéesprincipales concernant les grandes questions liées aux parties de la métaphysiqueet de la philosophie relatives à Dieu, ses relations avec l’humain, sesattributs propres à avoir un effet sur l’âme humaine.

Chapitre I, « De l’éternité deDieu » : Spinoza oppose ce chapitre concernant le temps et la duréede l’existence à la partie I pour affirmer que Dieu est éternel et qu’ainsi ilveillera toujours sur le monde comme il l’a fait jusqu’ici. Son éternité luipermet d’être meilleur, plus juste, eu égard à l’évolution et au progrèshumain.

Chapitre II, « De l’unité de Dieu » :Dieu n’est pas plusieurs ; Spinoza réfute toutes les religions ayantplusieurs dieux ainsi que les religions prétendant vénérer un dieu meilleur queles autres ; il n’y en a qu’un, un pour tous les croyants, un pour toutesles religions.

Chapitre III, « De l’immensité deDieu » : Spinoza nous fait part de ses idées sur l’immensité de Dieuqui dépasse tout ce que l’on peut imaginer. On ne peut se le représenter, c’estce qui permet à cet être, sans forme particulière, d’être supérieur à tout cequi est connu de l’être humain. C’est aussi un devoir d’humilité de l’homme querappelle l’auteur.

Chapitre IV, « De l’immutabilitéde Dieu » : Spinoza rappelle que Dieu, depuis sa naissance, jusqu’auxconfins de l’éternité, ne peut changer.

Chapitre V, « De la simplicité deDieu » : Spinoza nous expose son idée sur la simplicité de Dieu quiest égale à son immensité et à son immutabilité – c’est en cela qu’il faut yvoir une unité, un seul Dieu, qui réunit les caractéristiques les plus simpleset les plus absolues.

Les chapitres suivants traitent de lavie de Dieu (VI), de l’entendement de Dieu (VII) ainsi que de sa volonté (VIII).Il faut retenir que Spinoza ne fait que des projections concernant sonexistence passée, future et actuelle, sans vraiment savoir ce qu’il en fait. Ildéduit de ses réflexions une prudence nécessaire pour obtenir la vie éternelleavant tout, la volonté de Dieu étant entre autres de donner à l’homme lapossibilité de faire du monde un territoire sous son pouvoir, en respectantDieu qui le lui a donné et construit, fondant ainsi un milieu où il pourrait s’épanouir.L’homme fut construit à son image, en dépit de ses défauts, que Dieu peutadmettre. Spinoza caractérise ainsi l’entendement de Dieu, la façon dont ilpeut comprendre et être compris.

Au chapitre IX, « De la puissancede Dieu », Spinoza essaie de démontrer par des événements naturels ethistoriques la puissance de Dieu et ses répercussions sur la terre et sur lavie des hommes, inspirant ainsi une certaine crainte et le besoin de faire aumieux, pour rester dans sa faveur.

Le chapitre X, « De la création »,concerne la création du monde par Dieu, mais aussi le concours de Dieu (chapitreXI : « Du concours de Dieu ») à ce qui va au-delà de sa proprecréation qui est la terre. Est évoquée la création par l’homme qui estdirectement inspirée par le divin et la volonté de s’en rapprocher, d’où lanécessité de l’art, de l’élévation spirituelle et de l’éducation.

Le chapitre XII, « De l’âmehumaine », traite donc de cette notion, qui est la finalité d’une viesimple et saine sur terre, pour qui veut la vie éternelle. Spinoza démontre lelien sacré entre l’existence de l’homme et sa vie sur terre, avec son âme tantqu’il vit, et le destin de son âme une fois son corps mort et le départ del’être pour l’au-delà. 

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