Sonnet d’Arvers

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Résumé

Le « Sonnet d’Arvers » est un poème qui parut en1833 dans le recueil poétique Mes heuresperdues de Félix Arvers.

Ce poème présente le thème de l’amour déçu, d’un homme quiaime une femme, qui en souffre et dont les sentiments ne trouvent pas deréponse chez celle qui représente l’objet de ses désirs. Cette souffrance dupoète est citée comme étant un mal mystérieux renfermé dans son âme, et même lesecret de sa vie.

Le poète exprime ici la douleur d’un amour déçu, un amourqu’il rêvait éternel, qu’il a « conçu » un temps comme étant éternel.Cette douleur, ce mal ne peut être guéri, l’auteur le décrit comme sans espoir.Il n’a jamais rien dévoilé de ce mal, c’est pourquoi la femme qu’il aime nesait pas qu’il souffre. Le lecteur ignore qui est cette personne que le poèteaime, et pourquoi son amour pour cette femme est un amour déçu. Il ignoreégalement pourquoi cette souffrance reste secrète. Le poète se contented’affirmer qu’il n’a jamais rien révélé à ce sujet.

Pourtant, l’auteur indique qu’il n’est jamais loin d’elle,sans qu’elle ne l’aperçoive, il explique qu’il est « à ses côtés »,mais « solitaire ». Le poète a passé toute sa vie auprès de cellequ’il aime, mais à défaut d’oser lui avouer son amour, il n’aura jamais rienreçu de sa part. Ainsi, il ignore si elle l’aime ou non. Il semble leregretter, le deuxième quatrain commençant par « Hélas ! ». Lepoète n’explique pas encore les raisons de son secret. En effet, en étant siproche de celle qu’il aime, le lecteur ignore pourquoi il n’a rien osé dire. Lelecteur ignore tout de cette femme, ne connaît rien de son apparence ni de sonidentité.

Le tercet suivant est une ébauche d’explication. Le poèteinvoque Dieu comme le créateur et comme la source de la vie de la jeunefemme : peu importe qu’il l’ait faite jolie et aimable, la jeune femmen’écoute pas l’amour que le poète lui porte mais continue à vivre comme si derien n’était. Ainsi le poète montre qu’il a essayé de lui dévoiler son amour,bien que ce ne soit qu’en le murmurant. La jeune femme n’est pas réceptive nisensible à ce que le poète pourrait lui dire, du fait qu’elle est distraite. Onignore à ce moment par quoi, mais cela semble suffisamment important pourignorer l’amour qu’un homme lui porte.

Le dernier tercet constitue le dénouement, et lajustification des souffrances secrètes du poète : en effet, la jeune femmequ’il aime est en réalité une religieuse ; ainsi, « pieusementfidèle », son devoir l’empêche d’aimer et d’avoir un mari ou un compagnon.Son rôle, sa vie sont dédiés à l’amour de Dieu. Cependant, cette fidélitépourrait éventuellement s’analyser comme étant l’amour d’un autre homme. Une foisde plus, le poète ne laisse aucune indication. Il déplore qu’elle ne comprendrajamais ce poème, qui est pourtant écrit pour elle, pour lui dévoiler l’amourdont elle est l’objet. Si jamais elle lisait ce sonnet, elle se demanderait dequi il s’agit, sans penser que c’est d’elle que le poète parle. Elle necomprendrait pas qu’il utilise le poème pour lui dire qu’il l’aime.

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