Analyse ruban blanc

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  • Publié le : 24 février 2011
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C’est dans un splendide noir et blanc que Michael Haneke, nous ramène à la veille de la première guerre mondiale au cœur d’un petit village situé au Nord de l’Allemagne. Ce village est confronté à une série d’étranges et graves accidents dont les acteurs ne sont finalement pas démasqués.
Le film débute par une longue ouverture au noir avec une voix off. Instinctivement, le narrateur vas’identifier à cette voix qu’il entend et qui se trouve être celle de l’instituteur du village.
Le film est fait de façon à ce qu'on s'identifie à l'instituteur bien qu'on ne partage pas son point de vue tout au long du film. En effet, on passe d'un foyer à un autre et on adopte le point de vue de chaque famille. On accède donc à de nombreuses informations dont l'instituteur n'a pas connaissance. Onbénéficie d'un statut privilégié.
L’identification à cet homme se fait certes par le processus de la voix off mais également pour une autre raison.
L’institeur est l’unique protagoniste à qui l’on veut s’identifier dans cette histoire de par la cruauté des autres personnages. En effet, il est le seul qui ne cache pas un comportement pervers ou agressif comme les autres habitants du village.Effectivement la violence, physique ou morale, domine tout au long du film et ce dans chaque famille.
Quatre foyers évoluent en parallèle tout au long du film. Chacun à sa propre histoire, des conditions de vie différentes et à première vue rien ne les unit.
Le Baron, à la tête du village, vit dans un luxe et un confort sans précédent contrairement au paysan qui lui est au bas de l’échelle socialetravaillant péniblement tous les jours pour nourrir sa famille. Il doit en plus subir le décès de sa femme et la vengeance rancunière de son ainé.
Le pasteur appartenant lui à une classe aisée, est le chef d’une famille nombreuse dont l’éducation est de mise.
Apparaît ensuite, le régisseur qui lui aussi a une grande famille dont un nouveau-né et enfin le docteur et ses deux enfants. Il entretientune liaison avec la sage-femme et a perdu son épouse lors de la naissance de son deuxième enfant.
Pourtant, un point commun rallie tous ces foyers, la violence. Elle est présente dans chacune de ces familles et nous la découvrons tout au long de l’histoire.
Dès le début, nous savons à quoi nous en tenir concernant le Pasteur qui bat ses enfants pour les punir. Au fur et à mesure de l’histoire,son caractère violent, se confirme sous différentes anecdotes. Il ne frappe et ne punit ses enfants pour le plaisir ou par sadisme mais pour leur éducation. Pour lui, on obtient de la discipline chez des enfants seulement en passant par la force.
Sous ses belles apparences, on ne soupçonnerait pas le docteur d’abuser sexuellement de sa fille et pourtant...
Au début de l’histoire, le spectateur vaavoir tendance à lui accorder toute sa compassion et sa sympathie suite à l’accident qu’il a subi. Mais l’image que le spectateur a pu se faire de lui, change complètement lors du dialogue avec la sage femme. Ce dernier modifie alors sa perception sur ce personnage jusque la apprécié et découvre ainsi une nouvelle forme de violence ; la violence morale.
On découvre alors en cet homme, unepersonne cruelle et sans cœur qui n’a aucun scrupule à humilier son amante. Il est rendu encore plus détestable lorsqu’on apprend donc qu’il abuse de sa fille.
La vie n’épargne pas non plus la famille de ce paysan et rend plus justifiable le climat hostile qui réside dans ce foyer. L’apogée de cette tension au sein de cette famille est lors du repas à table où le fils avoue avoir saccagé la plantationdu baron. L’atmosphère est d’autant plus lourde avec les pleures incessants du bébé qui débutent au moment de la gifle.
A travers ce dialogue, on peut souligner un aspect important du film : La quetion de la culpabilité.
Ici, le paysan essaye de faire réaliser à son fils l’ampleur du geste qu’il a fait en le faisant passer par la culpabilité : «  T’es tu seulement demandé quelles...