Anar mesrine

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  • Publié le : 24 août 2010
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La ne Commu

La feuille d’information du groupe libertaire Louise-Michel
N° 16 mars 2006

être libertaire aujourd’hui
Être libertaire aujourd’hui, c’est plus que jamais insister sur l’importance fondamentale des libertés collectives et individuelles. C’est encore et toujours soutenir toutes les volontés d’affranchissement et d’émancipation, face à l’État et sa police, aux patrons, auxreligions, à la famille et à leur ordre moral. C’est également défendre tous les espaces où demeure la possibilité pour tous de s’exprimer, vivre et partager librement, (Associations, Organisations libres et autogérées, Systèmes d’échanges locaux et alternatives économiques, Squats, Espaces de gratuité, Universités libres et Logiciels libres de droit d’auteur…). L’économie triomphante rogne toujoursplus sur nos droits à échanger idées, créations ou marchandises hors de la voie marchande et de la concurrence de tous contre tous. Mais c’est dans le domaine sécuritaire que les coups de boutoir du contrôle social se font aujourd’hui le plus sentir. Face à une présence toujours plus grande de la police et de l’armée dans nos rues, gares et lieux publics, culminant en novembre dernier dans la miseen place de l’état d’urgence, situation d’exception attentatoire aux libertés les plus fondamentales (possibilité de restreindre le droit de circuler et de se réunir, la liberté de la presse…), il est indispensable de résister. La liste des atteintes à nos droits est longue : la vidéosurveillance, alliée à la peur du terrorisme, permet de faire accepter partout un contrôle social croissant. Au nomde la sécurité publique, chacun de nos mouvements est désormais surveillé. Pis encore, tout le monde est dorénavant suspect, et enjoint à suspecter les autres : la délation est encouragée, dans le travail social (les éducateurs devenant des surveillants au compte des municipalités) comme

Mutuelle d’entraide dans les transports
DEPUIS 2000, le collectif RATP (Réseau pour l’Abolition desTransports Payants) revendique les transports gratuits pour tous, en développant réflexions, débats et actions, en rupture avec les logiques oppressives du capitalisme et de l’État. La justification des transports payants n’est pas économique car les recettes du billet correspondent en gros aux coûts de production et de contrôle du billet. C’est d’abord un instrument privilégié d’apartheid social, leticket étant prétexte à toutes les polices : des étrangers, des pauvres, des jeunes, des militants, etc. Aujourd’hui, l’idée des transports gratuits pour tous est entendue par les usagers, et certains salariés des entreprises de transport. Les élus lui opposent une gratuité-charité, réservée à ceux que l’on catégorise comme les faibles d’un système dont le but demeure la « réinsertion ». Cela donnedes régimes complexes et coûteux, dont l’un des buts est de ne pas remettre en cause le principe du contrôle (il faut toujours un ticket, même gratuit), ni la valeur travail (les bénéficiaires sont les seuls chômeurs ou allocataires de minima sociaux). Pendant ce temps, la répression s’abat sur les personnes pauvres et/ou revendicatives. Dans les transports en commun, ce sont les lois LSQ de 2001(Jospin), LSI de 2003 (Sarkozy) et Perben I et II de 2002 et 2004. Résultat : c’est jusqu’à 7 500 ? d’amende et jusqu’à 6 mois de prison qui attendent le sans-ticket qui a plus de 10 amendes
impayées sur une période de 12 mois. Et elles sont bel et bien appliquées puisqu’à fin 2005, on peut estimer à 10 000 les dépôts de plainte pour délit de fraude habituelle dont 7 000 par la SNCF sur toute laFrance, 2 000 par la RATP en Ile-de-France, et 1 000 cumulés sur tous les autres réseaux urbains, ayant conduit à plus de 3 000 jugements déjà rendus, dont grosso modo 1/3 de prison ferme, 1/3 de prison avec sursis et 1/3 de simple amende. En Ile-de-France, le croisement des données permet d’estimer, par mois : 400 dépôts de plaintes (180 SNCF, 220 RATP), et 130 jugements rendus (55 SNCF, 75...
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