Audit des opcvm

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  • Publié le : 6 avril 2011
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INTRODUCTION

L’épargne publique est un véritable moteur de l’économie, toutefois pour qu’elle puisse remplir ce rôle, il faut que celle-ci soit utilisée de la bonne manière. Aujourd’hui, sans plus aucun doute, on est en mesure de dire que les pays qui ont réussi le pari du développement durable, sont ceux qui ont su mobiliser leur épargne dans le sens du développement économique.Au Maroc, on s’accorde aujourd’hui à dire que cette fameuse épargne n’a jamais été, et n’est toujours pas utilisée de la meilleure manière qui soit. Héritage de générations anciennes qui privilégiaient la thésaurisation pour faire face aux aléas futurs ? Ou bien une simple peur de tout ce qui présente ne serait ce qu’un minimum de risque ? Les avis sont partagés, mais une chose est sure : leMaroc gère toujours mal son épargne. Toutefois, et depuis presque deux décennies, la tendance est entrain de changer ; preuve d’une mutation de la société marocaine.

Depuis le début dès années 1990, le Maroc s’est engagé dans une libéralisation de son marché financier, une libéralisation qui devrait tendre normalement vers une économie financée directement par les marchés financiers, et oùle rôle du marché bancaire, n’aurait plus la même importance.

Dans cette logique de désintermédiation, une refonte du marché boursier s’est imposée, et plusieurs actions ont été menées, parmi lesquels on retrouve :

▪ La privatisation de la société gestionnaire de la bourse des valeurs de Casablanca,
▪ La professionnalisation du métier d'intermédiation par la création desociétés de bourse,
▪ L'institution d'une nouvelle autorité de tutelle, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières « CDVM »,
▪ Enfin l'introduction d'un nouveau véhicule d'épargne pour les particuliers: les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM).

Dans le présent mémoire nous nous intéressons à ces nouveaux véhicules d’épargne cités en dernier, et quihormis le fait qu’ils soient un des symboles de la désintermédiation bancaire, sont des instruments qui ont l’avantage de s’accommoder au besoin de l’épargnant Marocain, qui comme cité un peu plus en haut, a tendance à fuir tout ce qui présente un risque potentiel à son épargne.

En effet, les OPCVM de par leur transparence dans le mode de gestion et la stricte réglementation auxquelles ilssont soumis contribuent à en faire des produits financiers assurant à l’épargnant une protection optimale et une gestion performante de son placement avec un degré de liquidité élevé.

Mais comme l’existence d’une réglementation n’est jamais synonyme de respect de celle-ci, le législateur a prévu des organes de contrôle qui veillent à l’application des normes et règles, et parmi ces organes,on retrouve le commissaire aux comptes, qui à travers ses missions d’audit viendra rassurer l’épargnant de la parfaite maîtrise et de l’application des règles de la part des organes gestionnaires des OPCVM.

Pendant mon stage au sein de Deloitte, j’ai été amené à accomplir des missions d’audit d’OPCVM, et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’articuler mon mémoire autour d’uneproblématique où je traiterais de ces organismes. Ma problématique a été donc : Quelle démarche faudrait-il adopter dans le cadre d’un Audit d’OPCVM ?

Pour répondre à cette problématique, nous avons décidé d’articuler ce mémoire autour de trois parties distinctes, une première où l’on présentera le cadre général des OPCVM, ainsi que certaines de ses particularités, on s’intéressera dans uneseconde partie aux zones de risque auxquelles doit faire face un commissaire aux comptes dans son audit de ces organismes de placement collectif, ainsi qu’au rôle que joue le contrôle interne dans la minimisation de ces risques, et on finira par une troisième partie où l’on se focalisera sur la démarche d’audit à adopter selon les mêmes zones de risques qu’on aura déterminé.

Ce travail...
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