Autrui

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  • Publié le : 11 octobre 2010
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Introduction : l’enfer, est-ce les autres ? Le regard d’autrui m’interpelle en me faisant honte. Parmi toutes les choses qui m’entourent, autrui a un statut particulier : il est un sujet. Il m’est donc à la fois semblable et irréductiblement différent : nous sommes deux êtres uniques. Reconnaître autrui, c’est lui devoir ce qui n’est pas exigible pour une chose : le respect moral. Autrui, c’estl’autre, mais en tant que je reconnais en lui une personne, un être humain ayant une valeur morale. Telle est l’idée centrale du concept d’autrui : je dois chercher à déduire une morale (une attitude obligée) de la perception de ressemblances et de différences entre moi et un autre sujet humain.

Sartre : L’Être et le Néant
I) La bienveillance :une attitude spontanée ; Rousseau, la pitié
II) Le conflit : - la méchanceté ; Hobbes et Jankélévitch
- De la justification : Boltanski et Thévenot
III) La domination
- Bourdieu : la violence symbolique
- Kant : l’insociable sociabilité

IV) Autrui est nécessaire à la construction de soi : la reconnaissance del’autre
Tandis que les groupes d’animaux hiérarchisent les individus des troupeaux par une espèce de loi de la domination du plus fort, tandis que l’on retrouve ce phénomène dans la plupart des groupes ou des collectivités humaines selon des modalités différentes (la loi du plus fort se change alors en loi du plus malin, du plus habile à s’exprimer, en loi du plus cultivé), deux philosophies ont conçul’entreprise de considérer les interactions humaines autrement :

- Hegel : selon cet auteur, la reconnaissance de l’autre s’opère par un affrontement, du moins par une confrontation des désirs du dominant et du dominé : les désirs de celui qui est en position d’> s’identifient à ceux de celui qui est en position de >. Le courage du maître à n’avoir pas peur d’affronter lamort va ainsi devenir la composante essentielle du travail de l’esclave.

- Levinas : selon cet auteur, la reconnaissance de l’autre s’opère d’emblée par les seuls échanges des regards des interlocuteurs ou des protagonistes d’une situation : le visage et le corps d’autrui, sa beauté, son expression, sa sensibilité, la sympathie qu’il m’inspire, son expression de souffrance,de pitié, sa tendresse me commandent impérativement de lui accorder une dignité qui elle-même doit appeler un respect de sa personne.

V) L’intersubjectivité et la construction du monde commun
Lévi-Strauss
VI) L’hospitalité est le paradigme de ma relation à autrui : >

1. Ai-je besoin d’autrui ?
2. Autrui me connaît-il mieux que moi-même ?
3. A-t-on ledevoir d’aimer autrui ?

Le Même et l’Autre, la personne. Parmi toutes les choses qui m’entourent, autrui a un statut particulier : il est un sujet. Il m’est donc à la fois semblable et irréductiblement différent : nous sommes deux êtres uniques. Reconnaître autrui, c’est lui devoir ce qui n’est pas exigible pour une chose : le respect moral. Autrui, c’est l’autre, mais en tantque je reconnais en lui une personne, un être humain ayant une valeur morale. Telle est l’idée centrale du concept d’autrui : je dois chercher à déduire une morale (une attitude obligée) de la perception de ressemblances et de différences entre moi et un autre sujet humain.
Avons-nous toujours besoin d’autrui ? Égoïsme : vouloir être seul. À proximité d’autrui, nous changeonssouvent notre comportement, pour suivre les règles de vie en communauté. Parfois même, nous désirons éviter son regard qui nous gêne. Cela nous porte à croire qu’autrui nous empêche d’être nous-mêmes : il serait l’obstacle dressé entre soi et soi. L’égoïsme naturel de l’homme le porte à fuir ses semblables.

Sociabilité : vouloir être avec les autres. Pourtant la présence...
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