Balzac : misogynie et pessimisme dans le colonel chabert

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  • Publié le : 5 décembre 2009
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Balzac : Misogynie et pessimisme dans le Colonel Chabert
Melissa Ladd
N° d’étudtiant : 20304211 (étudiante étrangère sous le cadre d’un échange conventionné) Cours : Noirceurs de l’histoire M1

Dans son oeuvre, commencée en 1832 et publiée dan son entièreté en 1844 l’auteur fait une étude de mœurs, dépeint à la fois une scène de la vie parisienne, une scène de la vie privée et une étude defemme dans une représentation peu gracieuse. A travers un soutènement du personnage principal et un dédain envers l’adversaire féminin, l’auteur expose son pessimisme envers les femmes, notamment envers les femmes comme Rose Chapotel. Rose Chapotel, ancienne prostituée devenue la Comtesse Ferraud, est une femme qui se dirige dans la vie d’une manière habile et douée. Elle fait tout pour réussir saposition sociale et alimenter ses biens, même au détriment de son ancien mari disparu. Dans La Comédie Humaine, surtout dans les Scènes de la vie Parisienne, le objectif de maints personnages est de réussir dans la Société, faisant de la Société peutêtre LE personnage principal de La Comédie Humaine entière (cela pouvant faire l'objet d' une autre analyse). Ce qui rend donc un personnageméprisable ou honorable est justement la bonté de son cœur et sa conduite dans son succès sociétal. Écrase-t-il des autres pour réussir ? La comtesse Ferraud le fait sans hésitation, comme le font les sœurs Madame de Nucingen et Madame de Restaud dans le Père Goriot. Mais il faut se rendre compte qu’il y a des personnages qui réussissent par profit, gagnant soit par ruse soit en utilisant d’autres gens, quirestent des personnages bien considérés ; comme Raphaël de Valentin dans La Peau de Chagrin ou Rastignac qui réapparaît dans plusieurs romans, qui sont deux personnages qui, ayant un grand cœur et des qualités de sagesse finissent par être trahis par La Société et donc s’en vengent par leurs réussites obtenues par ruse et par la débauche. Ce qui est intéressant est que ces derniers personnagessont pour la

plupart masculins. Une femme telle que la comtesse Fédora dans La peau de Chagrin est normalement à mépriser, une femme qui profite des la Société, qui est sous-nommée « la femme sans cœur » (le titre du deuxième chapitre dans le livre qui la dépeint). Dans Le Colonel Chabert, la Comtesse Ferraud apparaît comme l’un de ceux (ou l’une de celles) qui ont des mauvaises mœurs. Elleapparaît dans ce roman d’un œil dédaigneux parce ce que c’est une femme de ruse, une actrice qui se joue d’un misérable, le colonel Chabert, un homme de gloire militaire, qui doit son état misérable à cette Société représentée chez sa femme. Ayant le habilité d’une actrice, La comtesse est représentée à plusieurs reprises par le narrateur avec une indication authentique de sa souffrance. Mais sasouffrance la réduit au dédain pour le lecteur car certes, elle souffre à quelques reprises, mais pas pour le Colonel réapparu. C’est pour elle-même qu’elle souffre, et cette souffrance pour soi la dégrade encore plus que sa conduite. La représentation de la comtesse comme manipulatrice sans cœur met aussi en valeur la bonté, la grâce et la clémence du Colonel Chabert. A travers le narrateur/auteur, lereniement de l’existence de son premier mari et le jeu d’actrice de la comtesse sont écrits d’une façon misogyne et pessimiste, qui contraste fortement avec Chabert, ce contraste rendant le colonel encore plus estimable par son honnêteté, sa souffrance et réduit à un état pitoyable.

Avant de rentrer dans l’analyse il faut remarquer les termes qui sont employés pour décrire le colonel Chabertdans la première partie du livre. On remarque que ce sont des descriptions qui rappellent sa bassesse dans la société qui contraste avec la supériorité de son âme, son cœur et son courage. À la première apparition du colonel il est décrit comme un « vieux plaideur » et un « homme malheureux »Balzac p. 27 Puis plus

loin c’est un « inconnu » et « comme un chien » et en plus un « client...
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