bataille de la somme et bataille de verdun

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  • Publié le : 18 mars 2014
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1° La bataille de Verdun (février à décembre 1916) – Le général von Falkenhayn, chef de l’Etat-major allemand, élabora une nouvelle stratégie en début d’année 1916.
Ce dernier, s’appuyant sur la supériorité de l’artillerie lourde allemande, décida d’engager la France dans une guerre d’usure, destinée à épuiser les forces de l’ennemi.

a) Stratégies allemandes et françaises : von Falkenhayn,après avoir hésité à attaquer Belfort, préféra toutefois lancer une grande offensive sur Verdun. En effet, la position française se trouvait dans un saillant, entourée par Sainte-Menehould et Saint-Mihiel, ce qui permettrait donc aux armées allemandes d’attaquer sur trois côtés.
Par ailleurs, cette zone comptait 14 voies ferrées et de bonnes routes, alors que pour atteindre Verdun, les Français nedisposaient que d’un petit chemin de fer et une route en mauvais état.
L’objectif de l’Etat-major allemand était donc de percer la ligne de front ennemie à Verdun, où du moins d’y fixer les Français afin de les noyer sous un intense déluge d’artillerie.

Côté français, le général Joffre se souciait peu de la ligne de front de Verdun. Début janvier 1916, des avions français survolèrent lazone, constatant les préparatifs allemands en vue d’un assaut de grande envergure. Mais à cette époque, Joffre préparait ses troupes pour une grande offensive dans la Somme, et croyait que l’attaque sur Verdun n’était qu’une diversion destinée à masquer une contre-attaque en direction d’Amiens.
Ainsi, en début d’année 1916, Verdun n’était pas considéré comme une ligne de front de premièreimportance. Les effectifs y étaient réduits ; l’on y comptait moins de tranchées qu’ailleurs[1] ; les forts de Verdun étaient désarmés ; enfin, les barbelés étaient en mauvais état.

b) Première offensive allemande sur Verdun (21 au 26 février 1916) : l’offensive allemande débuta le 21 février 1916 au matin. Pendant plusieurs heures, un déluge d’obus lourds tombèrent sur les positions françaises[2] (lesAllemands surnommaient cette tactique le Trommelfeuer, le « roulement de tambours. »).

Le même jour, à 16 h45, les Allemands attaquèrent les positions ennemies, pensant que les Français avaient subi de lourdes pertes suite au bombardement.
Les Sturmtruppen, unité d’élite allemande, firent partie de la première vague d’assaut[3]. Ces derniers, équipés de lance-flammes[4], provoquèrent lapanique dans les tranchées alliées, de nombreux soldats étant terrifiés à l’idée de brûler vifs.
Cependant, la progression des Allemands fut limitée, en raison d’un relief bouleversé par les bombardements et difficilement praticable.

S’avançant inexorablement dans la ligne de front alliée, malgré la neige, le froid, et la vive résistance des soldats français, les troupes germaniques parvinrent às’emparer du fort de Douaumont le 25 février, alors défendu par une soixantaine d’hommes.
Très rapidement, la forteresse devint le point central de la défense allemande sur la rive droite de la Meuse.

Le général de Langle de Cary, qui commandait, fut tenté de reculer, abandonnant ainsi la Meuse aux Allemands. Cependant, Joffre envoya en renfort la II° Armée du général Pétain, qui arriva àVerdun avant la fin du mois.
c) Le général Pétain réorganise la ligne de front (fin février 1916) : le général Pétain, recevant le commandement du secteur de Verdun, décida rapidement de réorganiser les défenses françaises.
Ainsi, les soldats furent redéployés sur les deux rives de la Meuse, accompagnés d’un renfort d’artillerie dans la mesure des disponibilités. Les forts autour de Verdun, peudéfendus par les Français avant l’offensive allemande, furent réarmés et renforcés. Par ailleurs, l’aviation fut réorganisée, ayant pour mission de renseigner le commandement sur les positions et les mouvements des Allemands.
Enfin, Pétain décida d’imposer le « tourniquet », relevant fréquemment les troupes combattant à Verdun. Ainsi, à la fin de l’année 1916, l’on estime que 70 des 95 divisions...
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