Commentaire de texte joachim du bellay les regrets "sonnet 138"

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  • Publié le : 13 avril 2010
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Commentaire de texte Joachim Du Bellay Les Regrets "sonnet 138"

La pléiade, groupe de sept poètes humanistes du XVIéme siècle qui ont comme but de combattre l'ignorance par la diffusion de la culture antique. L'ouvrage Défense et illustration de la langue française, 1549, est un manifeste dont le contenu vise à mener une réflexion sur les moyens d'enrichir la langue française. Ils imposentl'alexandrin, l'ode et le sonnet comme formes poétiques majeures et abordent les quatre principaux thèmes de la poésie élégiaque: l'amour, la mort, la fuite du temps et la nature. Parmi ces sept poètes nous trouvons Joachim Du Bellay dont sa principale œuvre Les Regrets (1558) répond à toutes les exigences des principes de la pléiade. Plus particulièrement avec son sonnet 138 dans lequel il évoqueavec forme en alexandrins la ville de Paris. Il sera donc intéressant d'étudier l'image de Paris que donne Du Bellay dans ce sonnet. Dans un premier temps il semble instructif d'étudier l'éloge qu'il fait de la ville de Paris pour ensuite étudier les reproches fait à cette ville.

Dans le sonnet 138, J. Du Bellay nous dresse un portrait élogieux de la ville de Paris en évoquant sa grandeur etses richesses culturelles.
Dès les premiers vers du poème, la ville de Paris est comparé à la mer grâce a l'outil de comparaison "semblable à" vers 2. Cette comparaison témoigne de la grandeur de Paris puisque la mer est avant désignée comme recevant "tous les fleuves du monde" vers 1 l'intensif "tous" reprend cette notion de grandeur. La reprise "cette grande cité" vers 9 insiste sur la grandeurde la ville de Paris. La puissance de Paris est évoqué particulièrement dans le premier quatrain avec la reprise anaphorique de "tous", "tout", "toutes" v.1 et 5. Du Bellay joue aussi sur la forme poétique pour intensifier cette idée de grandeur. Nous trouvons ainsi un parallélisme "tout ce qui là-dedans // de toute part abonde" v.4 la reprise de "tout" et le verbe "abonde" témoigne une fois deplus de la grandeur de paris. Le fait que la reprise "grande cité" soit à la rime appui son importance.
Du Bellay n'évoque pas seulement la grandeur de Paris mais aussi ses richesses culturelles entre autre en faisant appel à des références humanistes.
Dans le deuxième quatrain de son sonnet, Du Bellay compare Paris a divers ville, pays et continent tels que "Rome" v.6 ou la "Grèce "v.5 qui sontdes références antiques et humanistes et qui relèvent son appartenance à la pléiade. Il fait dans ce quatrain une énumération des richesses de paris avec des termes mélioratifs "savoir" v.5, "grandeur" v.6, "richesse" v.8, "nouveautés" v.9. Ces termes sont d'autant plus mis en valeur par leur position dans l'alexandrin puisqu'ils sont au niveau de la césure l'hémistiche. Du Bellay met cescomparaisons en valeur grâce a la construction de ce quatrain en chiasme, il donne ainsi un rythme à son poème. Les richesses de Paris sont aussi évoquées a travers le verbe "émerveiller" v.11 associer au groupe de mots "choses plus étranges" v.11, il fait ainsi référence à la pluralité des beautés de la ville.
Sous ce portrait élogieux de la ville de Paris Du Bellay en fait cependant une vivecritique.

Joachim Du Bellay fait un reproche à la ville de Paris, un reproche que l'on peut anticiper dés le début du poème.
En effet, dés les premiers vers nous trouvons le terme péjoratif "abîmer" vers 3 qui atténue la comparaison élogieuse à la "grand mer" vers 2. Avec le terme conclusif "Bref" en attaque du vers 9, Du Bellay marque une rupture avec l'éloge précédente. Ce n'est qu'à partir duvers 10 que Du Bellay utilise la première personne, il marque une rupture avec le registre didactique utilisé auparavant dans le poème et impose sa propre vision de la ville de Paris avec le possessif "Mon œil". Avec l'adverbe "paravent", associé au verbe "s'émerveiller", il souligne le fait que ce n'est plus le cas. Avec le groupe verbal "prit ébahissement" mis en valeur par un enjambement, et...
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