Commentaire litteraire de gargantua chapitre 23

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  • Publié le : 18 avril 2010
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Commentaire littéraire d’un extrait de Gargantua,
de Rabelais.

Plan :
Introduction :
Eléments paratextuels
Intérêt du texte, sa singularité
Plan d’explication du commentaire littéraire
Développement :
L’emploi du temps
Etudes
Nourriture
Religion
La caricature/ le texte comiqueGigantesque
Suites de situation cocasses
Ton et procédés comiques
Critique du système
Système qui développe la paresse
Hygiène absente
Le désintérêt par l’étude
Conclusion :
Bilan, synthèse
Le texte et sa particularité essentielle
Elargissement


Intro:
La Renaissance, entre autresbouleversements scientifiques, astronomiques, géographiques… voit naître un mouvement culturel de premier plan : l’Humanisme. Humanisme qui considère, après bien des années pendant lesquelles l’enseignement a été dirigé par les sophistes et autre ‘‘sorbonnardes’’ qu’une véritable éducation riche et multiple est nécessaire à l’assénement de ce nouvel Homme tant attendu.
C’est ce qu’évoque Rabelais dansquelques chapitres de son œuvre majeure, Gargantua, écrite en 1534. Le chapitre XXIII en est un exemple représentatif. L’emploi du temps qui y est proposé est
riche, intense et divers. Par ce système, Rabelais vise tout d’abord à former un homme aux connaissances encyclopédiques mais aussi à l’ ‘‘esprit saint’’. Par ailleurs, il propose un programme non moins ambitieux afin de fortifier le corps.Enfin, une éducation digne de ce nom se doit d’être aussi morale : C’est ce qu’apporte la religion.

Developpement:
Tout d’abord, notons que ce passage dresse l’inventaire des tâches quotidiennes de Gargantua. En effet, ces quelques lignes ont la forme de courts paragraphes qui coïncident avec les activités de la matinée. Chacun évoque une suite chronologique desdifférentes occupations de notre élève. Parmi celles-ci, l’étude qui normalement occupe pour les philosophes humanistes une place fondamentale est en réalité, ici, réduite au minimum. Ainsi peut-on faire allusion à ce système d’apprentissage fondé uniquement sur la technique du par cœur. ‘‘ les yeux posés sur le livre mais … la cuisine’’ ligne 37, confirme et illustre de manière ironique la quasi absence dutravail de l’élève. L’adjectif ‘‘méchante’’ (ligne 37) en atteste, c’est le seul qui qualifie l’étude de notre personne. Remarquons enfin que l’absence de vocabulaire riche évoquant l’étude est bien la preuve du manque d’importance de ce domaine.

Ainsi Gargantua le ‘‘bien nourri’’ ne passe pas de temps à l’étude. L’éducation qu’il reçoit lui laisse tout loisir de s’abandonner à ses désires lesplus élémentaires et à ses instincts animaux, comme la paresse. Il s’agit en somme d’un personnage antihumaniste qui ne considère l’étude que comme une épreuve ou un travail désagréable. La seule activité dans laquelle il s’excelle est de manger.

En effet, le personnage de Gargantua dont on peut déjà dire que le nom -Grande gueule- est tout un programme. Il est présentécomme avant tout préoccupé de nourriture. Le prouve tous les verbes utilisés : ‘‘engloutir’’, ‘‘s’empiffrer’’, ‘‘déjeuner’’, ‘‘dîner’’, de même le fait que les repas encadrent les quelques activités qui sont les siennes, prouve combien notre personnage rythme ses activités sur la prise de nourriture. Non content d’énumération des verbes, Rabelais use d’un de ces procédés préférés et ici combienefficace ; l’accumulation. Les lignes 12 et 13 en sont la marque : ‘‘ de belles frittes, de belles grillages, de beaux jambons, de belles pièces […]’’ et de forces tartines matinales’’. Accumulation de thermes au pluriel précédés de l’adjectif ‘‘beau’’ ou ‘‘belle’’ c’est à dire ‘‘gros’’ ou ‘‘grosse’’ qui crée une hyperbole, figure de l’exagération qui ici prend tout son sens.
Où l’on voit que...
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