Commentaire martin sommer de l'origine de la violence de fabrice humbert

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  • Publié le : 4 juillet 2011
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GUERRIER 23/04/2011
Marlène
1ere S1
Commentaire littéraire

Fabrice Humbert est un écrivain français du XXIe siècle. Il est également enseignant dans un lycée franco-allemand et auteur de plusieurs roman dont L'origine de la violence, qui raconte l'histoire d'un jeune professeur qui, lors d'une excursion au camp de concentration de Buchenwald en Allemagne, découvre une photographie oùfigure un homme a la ressemblance troublante avec son père, c'est a partir de là qu'il enquête pour retrouver l'identité de cet homme, et, sans le vouloir, va découvre plus de choses qu'il ne l'espérait... C'est un extrait de cet œuvre que nous allons étudier. Cet extrait porte sur le médecin du camp, Martin Sommer. Et raconte ce qu'il y faisait.
Nous nous demandons donc comment Fabrice Humbertessaye-t-il de communiquer aux lecteurs l'atrocité des faits de ce médecin ?
Pour y répondre, une première partie portera sur le côté sombre et violent du texte, puis une deuxième partie traitera plus son côté humain.

Pour commencer, nous pouvons dire que passage de l'Histoire est atroce. L'Allemagne nazie a fait couler beaucoup d'encre, et on ne cesse jamais de raconter les horreurs qui s'y sontpassées. Cet extrait de texte en est un minuscule fragment, et a travers ce portrait, on peut déjà mesurer l'ampleur du mal, de la souffrance.
On note d'ailleurs le champ lexical du mal, de la mort, omniprésent tout au long du texte. « terrifiants »(l.2)  ,« abattre »,« coups »(l.8), « victime », « sang » (l.9), « haine »(l.10) ,« arrachés » (.11) ,« rageur » (l.14), « châtiment » (l.15),« infirmité » « mort » (l.16), « prisonniers amaigris » (l.18), « souffrants » (l.20), « faibles » (l.21), « sceau du mal » (l.24), « mal » (l.25), « monstre » (l.26), « atrocités » (l.33), « violents » (l.35) « tuait » (l.40) , « furieusement » (l.43), « sadisme affreux » (l.46), « assassinait » (l.51), « martyre » (l.53), « frappant » (l.53), « plaies » (l.54) etc.
De plus, l'auteur le décrit presquecomme étant un animal féroce, il le déshumanise, lui fait perdre toute émotion ou tendresse humaine. « L'Hauptscharführer Sommer balançant sa massive silhouette, avec ses épaules épaisses, son corps puissant[...] » (l.5-6), on peut ici avoir l'image d'un gorille qui « balance » sa silhouette. « Avec tant de force et de haine » (l.10), tout côté humain et tendre disparaît du personnage. Il paraîttrès formel, presque robotisé, et n'exprime aucune bienveillance, aucune pitié. « sanglé dans un uniforme » (l.13) « il tend le doigt, l'air rageur » (l.14).
L'auteur expose l'atrocité des faits, certes. Mais il explique également l'une des chose les plus horribles et incomprises de l'histoire des camps de concentration : le sadisme, la violence gratuite. Et en particulier dans cet extrait, ceux deMartin Sommer. En effet, on peut voir l.36 « abattait-il aussitôt les détenus[...]et les tuait » ou encore l.40 « un jour qu'il se promenait dans le couloir un broc a la main[...]tuer tous les autres?, l.46 « avait-il ce sadisme affreux de mettre des laxatifs[...]il assassinait tout le monde? » etc.
Nous pouvons donc dire que Fabrice Humbert nous présente Martin Sommer comme étant un homme sanscoeur, sadique et incroyablement violent au sein du camp.

Mais d'un autre côté, pour insister sur l'atrocité des actes du médecin, l'auteur créer un contraste sur le personnage, il lui donne presque une double identité, une face sombre et une face plus clair (même si celle ci est minoritaire).
Ainsi, il explique que physiquement, Martin ne porte pas le mal sur lui. « Et de nouveau, même si monsouvenir n'est pas parfait, je ne parviens pas à voir le sceau du mal[...]lutteur reconverti en militaire. » (l.22)
Il pourrait être n'importe qui et n'importe qui pourrait être lui […] car si on ne sait pas son histoire, son physique ne trahis pas son horrible comportement.
Mais son semblant d'humanité disparaît très vite a cause de la conjonction de coordination « et pourtant »(l.30)...
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