Commentaire d'antigone de jean anouilh

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  • Publié le : 1 mars 2012
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Commentaire.
Antigone de Jean Anouilh.
Dans la tragédie d’Antigone de Jean Anouilh, grand écrivain dramaturge du XVIIIe siècle, Antigone est un personnage incompris qui désobéit aux ordres de son oncle, qui est le roi. En effet, elle veut enterrer son pauvre frère laissé mort devant les portes du royaume. Sa sœur Ismène, à qui elle avait demandé de l’aide, refuse et essaye de l’en empêcher aurisque d’être tuée.
Dans un premier temps, Ismène montre qu’elle est tout d’abord d’accord avec sa sœur mais elle doute cependant de la décision du roi « C’est horrible, bien sûr, et j’ai pitié moi aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle. ». Ismène apparait comme la plus mature et la plus réfléchis des deux sœurs alors que Antigone est spontané et irréfléchis « Je suis l’ainée.Je réfléchis plus que toi. Toi, c’est ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c’est une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis ». Antigone utilise l’anaphore dans la répétition du mot « moi » comme si elle voulait se donner de l’importance juste avant de se dévaloriser avec cette gradation ascendante « Ce qui lui passe par la tête, la petite Antigone, la sale bête,l’entêtée, la mauvaise. » Cette phrase pourrait faire penser que ce ne sont pas ses mots car elle parle à la troisième personne du singulier. Dans ce même paragraphe Antigone laisse croire qu’on la traite comme une enfant : « Et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et c’est bien fait pour elle. Elle n’avait qu’à ne pas désobéir ! ». Antigone contredit toutes les paroles de sa sœur « Je comprendsun peu notre oncle » par opposition à « Moi je ne veux pas comprendre un peu » et «  Je réfléchis» opposé à « il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir. » Cela nous montre deux opinions divergentes. Dans le texte la seul fois où les deux sœurs partage un point en commun est quand Ismène avoue à sa sœur qu’elle n’est pas courageuse, ce qui est un prétexte pour ne pas l’aider.
Dansle texte, le silence marque un changement vers un sujet sensible tel que la mort. Lorsque Ismène demande à sa sœur si elle a envie de vivre, Antigone change de ton et laisse entendre indirectement que depuis déjà toute petite elle profitait de chaque moment qu’elle pouvait pour vivre encore un peu « Pas envie de vivre… Qui se levait la première, le matin, rien que pour sentir l’air froid sur mapeau nue ? Qui se couchait la dernière seulement quand elle n’en pouvait plus de fatigue, pour vivre encore un peu la nuit ? ». Dans cette phrase une anaphore apparait, le mot « Qui » est utilisé à chaque début de question pour faire prendre conscience à Ismène de ce qu’elle sait implicitement, c’est une question rhétorique. Par ailleurs, c’est une manière pour Antigone de répondre à la précédentequestion de sa sœur.

Bien que Antigone et Ismène soit sœurs nous pouvons voir qu’elles partagent des avis différents sur chaque sujet abordé, il y a Ismène celle qui à peur de mourir et Antigone qui Honorerait la tombe de son frère même sous la menace de mort de son oncle.

Le champ lexical de la mort est très présent vers la fin de cet extrait ; cela apparait dès qu’Antigone s’énerve contresa sœur qui essaie tant bien que mal de lui faire changé d’avis, avec les mots « hurlante », « douleur », « peur » et « mourir ». Ismène contrairement à Antigone cherche des tas de raisons pour éviter ce drame en vain « Ils nous hueront. Ils nous prendrons avec leur mille bras, leur mille visages et leur unique regard » Dans cette phrase une hyperbole et une métaphore apparait pour montrer laforce de ce qu’elles pourraient endurer. Ismène montre aussi la souffrance que cela peut endurer «  Et souffrir ? Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu’elle est arrivée au point où l’on ne peut plus la supporter ; qu’il faudrait qu’elle s’arrête, mais qu’elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aigue… Oh ! Je ne peux pas, je ne peux pas… » Elle personnifie la...
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