Commentaire "l'automne" lamartine

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  • Publié le : 20 mai 2011
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I- Un poète tourmenté.

A- Le poète mélancolique.

-Il éprouve un certain mal-être « douleur », « pleurant » et c’est pourquoi il préfère cette saison sombre « le deuil de la nature […] convient à mes regards »
-Il ressent de « l’ennui » et c’est l’une des causes de ce spleen qui l’atteint. Ainsi ses jours semblent ne plus passer « longs jours » et il est obligé, pour survivre dans cemonde, de s’échapper grâce au rêve « je suis d’un pas rêveur »
-Habité par ce mal-être, le poète préfère la solitude, il fuit un monde qui ne peut comprendre sa douleur. Il erre « solitaire » sur un sentier « solitaire » c’est-à-dire sans présence humaine, ni même animale. L’adjectif « solitaire » grâce à la figure de style de l’hypallage permet de caractériser à la fois le poète et la nature. Lasymbiose entre les deux commence à s’établir.
-Cette douleur, cette tristesse va prendre de plus en plus de poids et l’on peut parler de mélancolie. En effet, le poète se voit comme « un mourant » et affirme être « prêt à quitter l’horizon de la vie ». Malgré l’utilisation de l’euphémisme, on comprend que le poète désire mettre fin à cette vie faite de malheurs. Ici c’est l’expression d’unepensée suicidaire qui est mise en scène.
⇨ le poète est une parfaite incarnation du héros romantique.

B-La tension entre espoir et désespoir.

-Cette nécessité de quitter la vie est en même temps accompagnée par un amour profond de la vie. Il y a donc une opposition, un tiraillement dans le cœur du poète.
-Arrivé aux portes de la mort un instinct de survie s’empare de lui. Il se rappelle eneffet que la vie est faite de bons et de mauvais moments. Métaphore du « calice » ( la vie) qui contient à la fois le « nectar » (les joies) et le « fiel » ( les peines) .
-Un doute l’assaille alors : l’avenir pourrait encore lui apporter douceur « le miel ». Ce doute est traduit par l’utilisation du conditionnel « voudrais » et par la répétition en anaphore de la locution adverbiale« peut-être ».
-L’amour d’une femme pourrait sauver cette âme mélancolique : « peut-être, dans la foule, une âme que j’ignore aurait compris mon âme et m’aurait répondu ! ». Ne plus être seul face à cette « foule » qui prend ici une connotation péjorative.
-Cet amour se traduit également dans la beauté de la nature et dans l’amour qu’il lui porte et donc qu’il porte à la vie « je contemple ses biens dontje n’ai pas joui » Ici s’exprime la peur de perdre la Beauté.
-Mais l’espoir n’en est pas vraiment un ; dans le quatrain suivant, le retour au présent vient abolir l’espoir contenu dans la valeur du conditionnel. Les verbes « tombe », « je meurs » sonnent presque comme des présents de vérité générale ; il ne pouvait pas y avoir d’autre fin. Ici la tonalité exprime la fatalité.

C-Une poésiepersonnelle.

-Poème lyrique puisque l’auteur y exprime ses sentiments les plus personnels.

-Omniprésence du « je » ( sujet et objet) et qui prend toute sa force en devenant un « moi » à la fin du texte. L’alexandrin considéré comme un vers noble permet de mettre en valeur le moi qui devient souverain.
-Le poème devient le miroir de l’âme du poète : chacun des huit quatrains évoque les étatsd’âme du poète. Champ lexical des sentiments « douleur » « pleurant » « espoir » « j’aime »…
-La ponctuation très expressive lui permet de mettre ses sentiments en exergue.
-La régularité du poème, composé de 8 quatrains isométriques permet de chanter la douleur, de mimer la plainte ; la forme poétique correspond parfaitement au genre de l’élégie, nous assistons à une lente agonie, agonie qui desurcroît nous apparaît comme inévitable.

II- La fusion entre l’homme et la nature.

A- La nature : une amie, une confidente, un refuge.

-C’est au sein de la nature que le poète décide d’évoquer sa souffrance. ( statut de mère)
-Elle devient témoin de sa douleur, confidente.
Personnification : «  salut » ( il lui parle) « regards » « dernier sourire » …
Par la suite, elle...
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