Commentaire du texte de supervielle "marseille"

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  • Publié le : 14 janvier 2010
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Commentaire du poème de Supervielle :
« Marseille »

Véritable invitation au voyage, la mer a toujours fait rêver les hommes, et les villes qui la bordent ont inspiré nombre de poètes. Comme Baudelaire avant lui, Supervielle, auteur du XXe siècle, décrit une de ces villes dans le poème qui porte son nom : Marseille. Utilisant des vers blancs et libres, il dépeint les influences marines etl’agitation qui y règnent et finit par s’adresser directement à la ville elle-même. Nous allons montrer en quoi Marseille, sous la plume de Supervielle, paraît animée et vivante. Nous nous pencherons d’abord sur les procédés qu’utilise l’auteur pour montrer que Marseille est une ville vivante. Nous verrons ensuite comment il réussit à personnifier la ville et à animer les objets qui la composent.Etudions les moyens qu’utilise le poète pour évoquer l’idée de la vie qui est omniprésente dans cette description. Tout d’abord, il utilise des termes qui font penser à la vie au sens propre du terme. Pour cela, il rapproche deux termes qu’il associe alors qu’on ne s’attendrait pas à les voir ensemble : « Et les cafés enfantent » le verbe est mis en valeur et l’idée d’enfantement, c’est-à-dire quidonne la vie, est bien visible. L’idée de vie apparaît aussi dans l’évocation du soleil : dans ce poème, l’astre fait partie de la foule et intervient directement : « Ici le soleil pense tout haut, c’est une grande lumière qui se mêle à la conversation ». Il n’est plus inaccessible dans le ciel mais au contraire omniprésent. De plus, il fait rire les femmes, ce qui introduit un nouvel élément quiévoque la vie : le rire des femmes dû au soleil est comparé grâce à la conjonction « comme » à un bruit de torrent dans les montagnes, métaphore de la vie. Le terme « gorge » est alors polysémique : c’est à la fois la gorge humaine et la gorge d’une rivière. Ceci est mis en valeur par la conjonction de coordination « et » placée en début de phrase : « Et réjouit la gorge des femmes comme celle detorrents dans la montagne. » Le soleil joue un rôle aussi au niveau humain et permet d’évoquer un sentiment à l’origine de la vie, l’amour : il accueille les nouveaux venus « Et les poussent du côté des jolies filles » Une fois encore, la conjonction de coordination « et » placée en début de vers met en valeur cette idée. Une autre image évoque la vie, celle de la mer : la connotation de ce termedans le vers 1 est claire, pour l’auteur, la « mer » est aussi la « mère ». D’ailleurs, l’image de Marseille qui sort de la mer fait une fois de plus référence à l’enfantement.
Le poète choisit dans ce texte un autre procédé pour montrer la vie, la vitalité présente à Marseille : l’accumulation. A l’aide de la ponctuation, et notamment des virgules, il accumule des images, des objets et donneainsi une impression de diversité de la vie et de vitalité. Au vers neuf s’ajoute à ceci une quadruple occurrence de l’adjectif possessif « leurs » ce qui renforce cette idée d’accumulation. De plus, le vers cinq est le plus long du poème, il met ainsi en valeur le jeux sur les sonorités qui se répètent [b], [p] et [v] et ajoutent elles aussi de la vitalité à cette accumulation : « Le beaurendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel. » L’utilisation des vers libres désorganise l’ensemble du poème et exprime l’agitation présente dans cette ville sans toutefois laisser place à la cohue. Enfin, la première phrase du poème, donc du vers un au vers dix, accentue encore cette accumulation à l’aide d’une phrase nominale : « Marseille sortie de la mer […] et ses mâts[…], ses tramways, […] le beau rendez-vous de vivants, […] et les cafés. ». Il y a une description dont la ville de Marseille est un sujet qui n’a pas de verbe.

Supervielle choisit un autre procédé encore pour décrire la vie qui règne à Marseille : il évoque les nombreux bruits et la lumière qui participent à l’agitation de la ville. En effet, les bruits sont très présents dans ce poème ;...
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