Contributions dissertation

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  • Publié le : 13 avril 2011
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Titre : Résilience de la société camerounaise face aux crises: un élément fondamental de la défense civile, quel enjeu pour l’implication de nos forces de sécurité et de défense.

« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi mais ce que tu peux faire pour ton pays »

John Fitzgerald Kennedy, discours d'investiture, 20 janvier 1961

La résilience d’une société est un concept récent.Sa mise en évidence en France par exemple date de l’entrée en vigueur en 2008 du livre blanc de la défense et de la sécurité. Il tire son origine des pays anglo-saxons où il se présente comme une solution peu coûteuse et efficace aux crises. La résilience en physique définit l’aptitude d’un métal à résister aux chocs et à reprendre sa forme primitive. En psychanalyse, elle se conçoit comme « leressort intime face aux coups de l'existence »[1], une capacité de surmonter des traumatismes. Appliquée à la société, la résilience est le fait de pouvoir, après une crise, continuer à vivre ensemble en ayant même éventuellement des liens renforcés. Elle prend au niveau d’un Etat des formes multiples. Elle est ainsi la capacité de pouvoir rétablir rapidement des infrastructures et les fonctionsvitales du pays et elle intervient dans la prévention et la gestion des crises. Au Cameroun, nous avons vécu avec effroi une multitude d’évènements qui ont eu des répercussions sur la population et qui ont aussi suscité des réactions plus ou moins appropriées. On peut citer à titre d’illustration, des incidents frontaliers avec une confrontation à Bakassi avec le Nigeria, des mouvements sociauxavec des émeutes de la faim, des incidents technologiques avec des catastrophes aériennes et des déraillements de train, des catastrophes naturelles avec des les émanations des gaz du lac Nyos en 1986 avec un bilan de plus d’un millier de morts ou encore l’entrée en effervescence du Mont Cameroun, et même des évènements hors de nos frontières comme la grippe porcine, le terrorisme. C’est dans cetteoptique qu’intervient la résilience. Un accident d’avion ne doit pas signifier l’abandon de ce moyen de transport, un déraillement ne doit pas conduire à la condamnation du train, la pandémie de la grippe porcine ne doit pas nécessairement conduire à l’élimination des filières dédiées.

Ainsi donc, les crises prennent de multiples apparences et sont de plus en plus diverses et certaines sontgraves. Du fait d’une médiatisation pas toujours bien conduite, les populations sont très souvent exsangues. Face à cet enchainement et à la l’affaiblissement consécutif, l’adoption d’un système de défense qui intègre une participation active et responsable des populations en cas de crises revêt une signification cardinale. La recherche d’une défense globale qui permet de dépasser l’évènement peutseule laisser de l’espoir aux concitoyenx ; c’est l’essence même du principe de la résilience.

Il faudrait peut être une précision par rapport aux concepts de sécurité et de défense qui sont intimement liés. La victoire des armes aux frontières ou même à l’intérieur face à une crise ne protège de rien ; il n’est plus certain qu’elle aboutisse à l’effet final recherché. Elle serait vaine sansla participation des populations pour lesquelles elle a été conçue. Le parallèle entre les victoires visibles, éclatantes, enregistrées sur le terrain, et les défaites morales et psychologiques subies dans la durée est d’évidence (le cas de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan est très illustratif) le temps des « sécurités succède à celui de la Défense ». L’objet d’une politique de laDéfense et des sécurités est la sûreté, sûreté d’une population et non plus d’une Nation ou d’un Etat, sûreté de l’espace public permettant à chacun la libre poursuite du bonheur, (et ceci quelle que soit son origine) sûreté d’un espace public comprenant le territoire, les droits financiers et moraux, les moyens d’information et de représentation, les règles et les cultures. La sûreté, entendue...
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