Des mots qui maudissent les maux

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  • Publié le : 18 avril 2011
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Il y’a des soirs, comme celui ou tard la nuit, j’ai la gorge nouée… Les larmes me remontent aux yeux…Elles me brulent les yeux… Elles me resserrent encore plus la gorge… Elles compriment ma poitrine…Elles compriment mon cœur… Elles donnent à ma bouche un goût amer… Elles assèchent ma bouche… Ma langue colle à mon palais… Ces nuits là, les souvenirs refoulent mes derniers remparts… Ils lézardentma carapace… je prends ma cigarette… je soupire… j’échange un regard désormais familier… et je l’allume et me dépêche de taper ces mots qui se bousculent dans ma tête et j’en noircis cette pageblanche…
Sous la lueur d’une bougie, assise par terre, la pendule indique cinq heure et quarante deux minutes, je savoure encore le silence de la nuit que la levée du jour guette, épie, menace, vole,escamote, maraude, démunit…Je ne dors pas, je fais juste semblant de dormir… j’ai besoin de faire semblant de dormir, je veux dire … j’ai besoin de dormir. J’ai une fine et nostalgique pensée à Damien Ricedans la chanson, The blower’s daughter, la fille du souffleur, et particulièrement au refrain « and so it is, just like you said it would be »
Des combinaisons et des recombinaisons, desformulations, et des reformulations, des constructions et des déconstructions, des jeux de mots… des mots qui jouent, des mots qui parlent, d’autres se taisent, s’abstiennent, se dissimulent…des mots qui sesuccèdent, d’autres se bouleversent, s’agitent, se secouent… des mots qui sortent, d’autres se retournent, se rétablissent, se rejoignent, des mots qui se font verbes et des verbes qui transcendent… desmots dangereux, des mots insignifiants, des mots éloquents, des mots confus…
tout se passe en un laps de temps très court…Un tout que rien n’exprime mieux que ce grand rien synonyme de silence…L’expression du silence ou le silence de l’expression… Soudain, prise par ce « double Je », cette lumière patente jaillissant de mon briquet et cette masse inerte de tabac mystifié aux enclos d’une...
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