Devoir de sociologie

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  • Publié le : 29 novembre 2011
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DEVOIR DE SOCIOLOGIE

STAPS - L1 - GROUPE 4

TRIBUNAL DE BOBIGNY

Compte-rendu d’une observation d’une comparution immédiate - 17ème chambre

Les émotions dans une relation juridique

Le tribunal est un lieu, qui permet de faire appliquer le droit et où la justice est rendue ; ce sont les principales fonctions de l’Etat, et, qui soit prévue par la Constitution.L’organisation judiciaire française comporte une juridiction civile et pénale, ses deux juridictions se divise ensuite en trois parties : la 1ère juridiction, qui est constituée des tribunaux d’instance et de grande instance ; la seconde juridiction, de la cour d’appel ; et enfin, la dernière, de la cour de cassation.

Pour notre observation, on se situe en juridiction civile de 1er degré au tribunal degrande instance de Bobigny. Un tribunal de grande instance possède un juge de droit commun pour des litiges dépassant 10 000€ et a également une compétence exclusive (quelque soit le montant du litige, l’état des personnes, divorces, reconnaissance d’affiliation, actions immobilières). Le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine Saint Denis, 93), qui se trouve avenue Paul Couturier, est trèscélèbre pour les nombreuses affaires « popularisées », telles que celle de Jean Luc DELARUE ou plus récemment celle des policiers jugés pour « non assistance à personne en danger » à Clichy sous Bois.

Vous (professeur) nous (étudiants) aviez demandé d’aller effectuer des observations au sein de cet établissement. Ce lieu nous était inconnu et nous a mis en difficulté pour repérer le but de notreanalyse. C’est pour cela que nous avons effectué une seconde observation qui nous a permis de cerner le thème choisi pour notre compte rendu.

Nos cultures médiatique et télévisuelle nous a conduites à avoir des préjugés sur le lieu, le type de personnes jugées et leurs comportements lors des jugements. Avant de pénétrer dans cette établissement, nous pensions que le lieu était plutôtstricte, formel, avec des codes à suivre et à respecter, un endroit pas très chaleureux et où le silence prône.

Nous avons, donc, effectué deux observations :

• La première s’est déroulée le jeudi 23 septembre 2010, de 15h00 à 17h00 :

Cette première observation a été faite ensemble (Suzanne et Tiphaine) à couvert avec de quoi prendre des notes ;

• La deuxième a été faite le jeudi 7octobre 2010, de 14h30 à 15h30 :

Cette deuxième observation s’est déroulée dans les mêmes conditions que la première.

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On observe durant ces préliminaires, qu’il existe une séparation distinctive entre le grand bureau, composé des représentants de la loi, le boxe des accusés et le public. On peut voir qu’il y a un placement formel dans ce lieu, décidé par l’Etat. Le juge n’irapas vers le box des accusés et les accusés ne se placeront pas au « grand bureau ». Le public est en retrait et n’intervient pas durant les jugements. Chacun a une place précise et définie, qu’il faut respecter.

Cette séparation est renforcée par la tenue vestimentaire. Les personnes assissent au grand bureau, incluant les avocats, sont vêtus, dans l’exercice de leurs fonctions, d’une toge(robe noire), ce qui les distinguent du reste des personnes présentes dans la salle.

Ce que nous voyons ne nous permet pas de comprendre le fonctionnement ni le rôle de chacun dans cette audience. Par conséquent, après une heure d’observation et lors de la suspension de l’audience, afin de répondre à nombreuses de nos questions, telles que : « Qui sont ces gens assis en face ? », « Quels sontleurs rôles ? » ou encore « Quelles sont les règles de prise de parole ? », nous nous sommes permis, de nous avancer jusqu’au grand bureau et d’interroger la seule personne qui y restait. Elle nous apprend qu’elle est la greffière, nous renseigne également sur les fonctions des autres personnes du « grand bureau » et enfin nous informe que nous sommes dans une cour collégiale (c'est-à-dire qu’il...
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