Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Rousseau

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 4 (997 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 12 novembre 2013
Lire le document complet
Aperçu du document
Dans le texte proposé, qui est extrait du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Rousseau expose l'importance de la pitié pour l'homme et l'oppose à la raison.Beaucoup considère que la pitié est un sentiment, voire un défaut, qui caractérise les personnes faibles, sentimentales et fragile et que, pour réussir dans la vie, il ne faut pas se soucier desautres.
Rousseau, quant à lui, défend l'idée paradoxale selon laquelle la pitié est un sentiment caractéristique de la nature humaine et qu'elle est bénéfique pour lui, il se demande donc s'il estpossible de vivre sans en éprouver.
Dans un 1er tps, il rappelle quelques caractéristiques de la pitié, notamment son état de nature. Il oppose ensuite cette dernière à la raison et à la philosophie enmontrant en quoi elles forment des obstacles à la pitié naturelle. Enfin, il montre son rôle et son importance dans la sct humaine en assurant sa survie.


Tout d'abord, Rousseau rétabli unéquilibre contestant l'opinion commune en rappelant que nous sommes tous des "êtres […] faibles" et que, par conséquent, la pitié est un sentiment "convenable" et même "une vertu" (l.1), ainsi, pardéfinition, elle représente une qualité pour la personne qui la manifeste et influe de façon positive sur ses décisions et ses actions.
La pitié naturelle est synonyme de compassion, c'est-à-dire la capacitéde s'identifier à quelqu'un, de ressentir de la sympathie suscitée par le malheur d'autrui qui pousse soit à lui venir en aide, soit à ne pas le faire davantage souffrir en profitant de sa situation.Cependant, ce sentiment est ambivalent car il peut être un moyen de domination sur autrui. Rousseau montre que la pitié est "universelle" et "naturelle" puisque même les animaux en sont dotés et lamanifeste parfois par "des signes sensibles" (l.4). De plus, elle est innée et présente chez tous puisque "les mœurs les plus dépravés" (l.5) ne parviennent pas totalement à détruire cette faculté....