Dissert

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  • Publié le : 21 avril 2010
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*1ère* lecture analytique : Enfance de Nathalie Sarraute (1983)
Page 358
Incipit : Elle écrit enfance à l’âge de 83 ans, cela se passe en France, on peut imaginer que Nathalie Sarraute et son subconscient parle. Les deux voix parlent d’un projet autobiographique. C’est une discussion irréaliste avec un peu d’ironie et de polémique. C’est la première page de l’autobiographie, doncl’incipit. De plus on a à faire à un texte obscur pour ceux qui ne connaissent pas Nathalie Sarraute
Quelle est l’originalité de ce projet autobiographique ?
Champ lexicaux Le doute, l’incertitude, les souvenirs, l’écriture autobiographique, ce qui bouge (le mouvement, fluctuant)
Syntaxe : Conversation au présent d’énonciation, les phrases sont souvent entrecoupés et peu souvent terminés,beaucoup de tournures interrogatives, phrases entrecoupés donc beaucoup de point de suspension, langages familier sauf deux mots savants, phrases négatives, phrases à rythme binaire ou/et ternaire, anticipation de la réponse de l’autre (faux dialogue)
Figures de styles : Métaphores => paragraphes centraux, personnification (obscures, mystérieuses à comprendre), anaphore avec lesmêmes pronoms indéfinis et pronoms personnels, antithèses entre le fluctuant et le fixe L’implicite : Il n’y a que sa, c’est extrêmement important => allusion à l’entreprise autobiographique, au genre littéraire dans lequel Nathalie Sarraute excelle : l’infra verbal, elle essai de faire exister la prise de conscience moderne des difficultés de l’entreprise autobiographique àcause de la mémoire infidèle.
Le dialogue mystérieux
On prend une conversation en plein milieu « Alors tu vas vraiment faire ça ? », alors que c’est l’incipit de l’autobiographie. De ce fait, le récit va se faire au présent de l’énonciation « ça me tente », « comme tu dis ». C’est en 1983, qu’elle décide d’écrire son autobiographie, on a un dialogue comme au théâtre marqué parl’alternance des répliques mais aucun indice apparaissant pour nous dire qui nous parle. Les voix sont anonymes en apparences, mais cependant en lisant et en relisant l’extrait on finit par comprendre un certain nombre de choses : les liens de voix, liens de familiarité (proximité), « tu » = tutoiement, langage familier sauf deux mots, le ton polémique et ironique le montre « ce ne serait pasprendre ta retraite », « tant bien que mal », elle se moque de son âge, du manque d’inspiration et de ses anciens romans.
Elucidation du mystère : une seule personne dédoublée mais elles ont des rôles différents.
D’un côté, Nathalie Sarraute et ses envies d’autobiographie : « oui, je n’y peux rien, ça me tente, je ne sais pas pourquoi », et de l’autre, sa conscience critique : le vocabulairede la conscience attaque, remet en cause, donne des ordres et des conseils : « oui, toi par tes objurgations, tes mises en gardes ». Nathalie Sarraute résume la conscience.
Les façons de mener le dialogue est originale : c’est presque un dialogue de sourd où les personnages s’interrompent en permanence, « est-ce que ça ne serait pas … » coupés par « oh, je t’en prie ». Les phrases ne sontjamais terminées, les voix hésitent, ne savent pas clairement s’exprimés « c’est peut-être », « est-ce que ça ne serait pas », « on ne se rend pas compte… » . Doute/phrases interro-négatives /généralisation indéterminées/conversation décousues/interrogation sans réponses « moi ? »/anticipation de la réponse de l’autre, « qu’est-ce que c’est ? ca ne ressemble à rien »
On voit bien au terme de cettepremière étape que Nathalie Sarraute utilise un stratagème littéraire très originale pour démarrer son autobiographie : un dialogue de fou, de sourd. D’autant plus que d’habitude les autobiographies commencent un récit à la première personne, « Je suis née ». On se dirait dans une pièce de théâtre, mais dès la première ligne on comprend que c’est une autobiographie.
Le mystère de la...
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