Dissertation: "je pense donc je suis"

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  • Publié le : 5 mai 2009
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Dissertation

|« Je pense donc je suis » 
|Descartes

Autrefois, les philosophes se déchiraient à savoir sur quoi ils pouvaient baser leur raisonnement.Celui ayant tiré une conclusion de ces recherches fut Descartes. Maître de la déduction logique, il passa au peigne fin chacun des éléments constituant notre réalité. D'un point de vue idéaliste, même l'existence de la matière était mise en doute : on pourrait tout simplement «halluciner» ce qui nous entoure, et que le site réel des objets soit entre nos yeux et notre nuque. Tout comme un rêve lanuit nous fait croire que son contenu s'est réellement produit, Descartes posa l'hypothèse selon laquelle la réalité est un rêve sans fin. Même les notions géométriques et mathématiques furent remises en question. Plus tard dans sa réflexion, il réalisa qu'une chose était sûre : c'était que durant son raisonnement, il pensait. Le fait qu'il pense prouvant son existence, il en déduisit une phrase quirévolutionna le monde philosophique: «Je pense, donc je suis». Or, dans le contexte actuel, à l'ère où la consommation est presque un devoir de citoyens, un hobby, dans certains cas même une profession et où les centres commerciaux sont devenus des point de rencontres, des endroits où on va entre amis et où on peut dîner aussi (et ce, même les soirs de semaine et le dimanche), on pourrait toutaussi bien dire que la possession de biens régit notre identité. D'où l'affirmation « Je dépense, donc je suis». Mais est-ce bien là le nouveau fondement de notre société? Selon moi, la mentalité actuelle est bel et bien régie par l'acquisition de biens.

D'abord, je crois que cet état de fait a toujours été observable, mais à bien moins grande échelle. En effet, l'Homme a toujours eu laconviction inconsciente que posséder quelque chose aux caractéristiques enviables transfère ces bienfaits au propriétaire. Cette tendance est similaire au processus de nutrition: ingérer un fruit rempli de vitamines donne à celui qui l'avale les bienfaits caractéristiques des nutriments en question. Ce fait est vrai aussi au sens plus figuré pour les guerriers qui jadis conservaient les armes de leurvaleureux adversaires afin d'acquérir en quelque sorte ce même courage, ou pour la petite fille contemporaine qui vole la tuque de la fille la plus populaire en pensant devenir la plus aimée à son tour. En fait, dans la société actuelle, les caractéristiques qu'on tend à vouloir acquérir n'étant plus le courage, on tente d'adopter celles que les médias diffusent, soit toutes celles en rapportavec l'apparence. Où que l'on aille, publicités et centres commerciaux affichent aubaines et tendances nous invitant à être quelque chose, mais pas n'importe quoi. On ne nous demande pas de nous accomplir en tant qu'individu, de faire du mieux que nous pouvons, de garder la forme pour notre santé. Non. Car ce serait tourner le regard du potentiel consommateur vers un investissement dans sa personneau lieu de dans un magasin. On veut nous comparer constamment avec les acteurs et actrices de la télévision, les top models, les jeunes chanteurs talentueux au succès prématuré...c'est pourquoi ils sont partout, avec leur beaux yeux bien maquillés, leur silhouette gracieuse, leurs vêtements à la mode, leur famille modèle et leur voiture de luxe. Ils nous guettent, et ils nous connaissent assez bienpour nous faire oublier ce qu'on est et pour nous initier à leur secte de perfection et de stéréotypes. Mais pourquoi ces icônes en sont-ils venus à s'en prendre à la race humaine, à la dominer?

Cette culture inculquée s'intègre à notre système de valeur en nous bombardant d'icônes et de modèles de vie prédéfinis, et on en vient au point où tous ces éléments superficiels sont devenus...
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