Debat ferry clemeceau

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1640 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
L’analyse de la concurrence pure et parfaite a été introduite pour la première fois par Léon Walras, puis a été reprise par Jevons et Menger à travers le courant marginaliste.
La concurrence pure et parfaite représente une structure de marché peu concentré tendant à un équilibre général au sens de Pareto.
Quelles sont donc les conditions d’efficacité du marché ?
Nous verronsdans un premier temps les hypothèses qui constituent la concurrence pure et parfaite. Puis dans un second temps, nous verrons comment Debreu et Arrow ont généralisé l’équilibre partiel en un équilibre général.

La théorie de la concurrence pure et parfaite se fonde sur cinq hypothèses indispensables à respecter. On sépare donc le concept de concurrence pure et parfaite en une concurrencepure et une concurrence parfaite.

La concurrence pure rassemble trois des conditions fondamentales à l’existence de la concurrence pure et parfaite.
Tout d’abord, elle doit respecter l’hypothèse de transparence. Cela signifie que l’information doit parfaitement circuler entre les différentes entreprises. On observe cette transparence sur la plupart des marchés financiers où chaqueacteur est au courant de la moindre variation du capital.
Puis, la concurrence pure doit respecter le concept d’atomicité. Autrement dit, la part de marché de chaque entreprise doit être nulle. Elles sont donc « price taker ». Cela signifie qu’elles ne peuvent imposer un prix de vente (« price maker ») mais le prix s’impose à elles. Le producteur peut donc vendre autant qu’il le souhaiteau prix du marché sans que celui-ci ne baisse et le consommateur peut acheter autant qu’il le désire sans que le prix n’augmente.
Enfin, la troisième hypothèse nécessaire est le concept d’homogénéité qui implique donc une absence de différenciation horizontale. Cette dernière consiste à produire des variations d’un même type de bien de manière à satisfaire des goûts particuliers etindividuels. Par conséquent, en absence d’homogénéité, la firme capterait le surplus du consommateur préférant une variété spécifique, ne respectant donc pas la concurrence pure et parfaite.

Dans le cas de la concurrence parfaite, seules deux hypothèses sont posées.
La première est l’absence de barrières à l’entrée et à la sortie du marché. Cela signifie que n’importe quelle entreprisea la possibilité de s’implanter sur un marché sans obstacle. L’exemple d’une barrière à l’entrée pourrait être les industries à forts coûts fixes. En effet, dans ce cas, peu d’entreprises seront capables d’imputer ces coûts fixes à leur production.
Puis la seconde hypothèse inhérente à la concurrence parfaite est la libre circulation du travail et du capital. A l’image de l’espace deSchengen, chaque facteur de production peut donc se déplacer librement et sans délai d’une entreprise à une autre ou d’un marché à un autre.

Ainsi la concurrence pure et parfaite ne peut exister que si chaque agent respecte ces cinq conditions. Pour cela, il faut que chacun soit rationnel. Sans cette rationalité, le marché ne pourrait tendre vers un équilibre partiel.

Dans lathéorie de la concurrence pure et parfaite, le consommateur est un Homo Oeconomicus. Cela signifie qu’il est d’une rationalité parfaite et que ses décisions servent ses intérêts de manière optimale.
On attribue au consommateur une fonction d’utilité qui permet de classer les différents paniers de biens en fonction de ses préférences. Cette utilité corresponde à la sensation de plaisirassociée à la consommation d’un bien.
L’objectif du consommateur est de maximiser cette utilité sous contrainte de budget. Ce dernier représente le revenu dont dispose l’agent lui permettant d’acheter des biens dont les prix sont inférieurs à son revenu. On dit alors que le consommateur chercher à atteindre la courbe d’indifférence la plus élevée. Cette courbe représente l’ensemble des...
tracking img