Dissertation " le premier homme qui passe est un héros suffisant

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  • Publié le : 14 décembre 2011
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n’avait pas encore entaché son honneur en rachetant des biens de l’église.
Les parents biologiques de Jeanne n’étaient pas n’importe qui. Son père était de la race des Feuardent, race vieillissante et dont la ruine était complète bien avant le Révolution. Sa mère était la fille du valet d’un vicomte voisin de son père. Elle s’illustra par sa bravoure lors de ses 15 ans en tuant de sang froiddeux voleurs. Elle eut alors le droit de suivre le vicomte, que certains disent être son père, à la chasse et lors des banquets. Elle mourut peu après avoir mis Jeanne au monde. C’est ce mélange de sang qui explique que le nouveau prêtre soit la nouvelle préoccupation de Jeanne.

Chapitre 6.
Jeanne rentra donc seule. Elle passa devant le vieux Presbytère alors qu’il faisait encore jour et vitdevant un berger à qui son mari avait refusé du travail. Le berger la menaça de représailles futures et lui conseilla de se souvenir longtemps de cette soirée. En rentrant, Jeanne ne put s’empêcher de penser au prêtre grâce auquel elle se souviendrait effectivement longtemps de cette soirée. Arrivée chez elle, elle fit diner ses domestiques qui ne parlaient que du prêtre mystérieux. Puis elleprépara le diné pour son mari, elle-même, et le curé que son mari avait rencontré et invité. Le mystérieux prêtre, quant à lui, avait décliné l’invitation. Pendant le repas, le curé leur raconta l’histoire du prêtre. Il s’agissait du quatrième enfant d’une puissante et riche famille. Il avait été destiné dès sa plus tendre enfance à entrer dans les ordres. Il avait chouanné et avait voulu se suiciderlorsqu’il avait cru sa cause perdue. C’est Marie Hecquet qui l’avait sauvé de la mort. Désormais, Jeanne n’était plus capable de se le sortir de la tête.
Chapitre 7.
Le repas se prolongea encore un peu. Le lendemain après midi, Jeanne décida d’aller voir Clotilde Mauduit, dite la Clotte, une ancienne amie de sa mère lorsqu’elle était au château de Haut Mesnil. Elle faisait partie, avec la Malgy,des femmes avec lesquelles les seigneurs des environs s’amusaient. Jeanne raconta à cette vieille femme paraplégique et méprisée par tous sa rencontre avec le berger mais la vieille femme sentait bien qu’autre chose la tourmentait. Jeanne finit alors par lui parler de l’abbé de la Crois Jugan. La Clotte l’avait connu dans sa jeunesse car il venait souvent au château et allait chasser avec lesseigneurs. Il était alors beau, ténébreux et mystérieux. La Malgy était tombée amoureuse de lui et elle est morte d’avoir été repoussée après en être devenue folle. Au fur et à mesure du récit, Jeanne pâlit. Elle était bel et bien tombée amoureuse de l’abbé, elle aussi, malgré les horribles blessures qui le défigurent.
Chapitre 8.
A ce moment là, le prêtre se présenta à la porte. Il reconnut laClotte qui lui présenta la fille de Loup de Feuardent. Tous trois discutèrent jusque tard car ils avaient les mêmes pensées dans le cœur. Lorsque Jéhoël de la Croix Jugan enleva sa capuche, Jeanne passa du blanc au rouge. Le prêtre la raccompagna ensuite chez elle mais refusa d’entrer. Thomas Le Hardouey fut vexé par cette attitude qui répétait celle de la veille. Il faut dire qu’il n’aimaitjamais bien lorsque sa femme se rendait chez la Clotte. La vie reprit son cours normal durant plusieurs mois mais Jeanne avait gardé sur le visage cette couleur rouge que Jéhoël y avait allumé comme un témoin de ses malheurs.

Chapitre 9.
Des rumeurs concernant les relations entre Jeanne et l’abbé naquirent des commérages de Nônon Cocouan avec la bonne du curé. Nônon avait en effet vu Jeanne etl’abbé aller discuter à l’écart dans l’église. Elle avait supposé que s’ils se rencontraient régulièrement chez la Clotte c’était pour parler de chouannerie. La nouvelle se répandit dans le pays mais comme aucun mouvement chouan ne se manifestait, on finit par raconter des choses un peu moins aimables. Il est vrai que l’abbé employait, au démarrage, Jeanne pour porter des courriers aux chefs...
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