Dissertation

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  • Publié le : 5 décembre 2011
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La France dans le monde

I – L’héritage impérial

1) Tourner la page coloniale

• La décolonisation française s’est pratiquement achevée avec l’indépendance pacifique des pays d’Afrique noire en 1960 et celle, plus douloureuse, de l’Algérie en 1962. 1 500 000 Français qui étaient installés dans les colonies reviennent alors en métropole, les deux tiers étant des rapatriésd’Algérie.
• L’administration française doit s’adapter à ces bouleversements. Le ministère de l’Outre-mer s’occupe désormais des territoires qui sont restés sous souveraineté française, avec les statuts de DOM ou de TOM. Le ministère de la Coopération est chargé de maintenir des liens privilégiés entre la France et ses anciennes colonies, devenues des Etats indépendants.

2) La France d’outre-mer• Grâce à ses DOM/TOM, qualifiés par certains de « confettis de l’Empire », la France est restée présente dans le monde entier. L’armée française a ainsi des points d’appui dans les Caraïbes, l’océan Indien et l’océan Pacifique. La Guyane, grâce à sa position équatoriale propice au lancement de satellites, abrite le centre spatial européen de Kourou. Tous ces territoires, souventinsulaires, permettent à la France de disposer d’une ZEE de plus de 10 millions de km2 ce qui la place au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis.
• La France doit bien sûr prendre en compte les aspirations des populations locales, dont certaines réclament l’indépendance. En Nouvelle-Calédonie, des tensions ont opposé les Canaques, majorité mélanésienne, et les « Caldoches », minoritéd’origine européenne. Des négociations entre les deux communautés, sous l’égide de l’Etat, ont permis d’apaiser la situation depuis 1988. La loi de 1999 définit une citoyenneté calédonienne et crée un nouveau statut de « territoire à souveraineté partagée », prélude à une éventuelle indépendance.
• La France a aussi accordé plus d’autonomie aux autres TOM, qui sont devenus par une loi de 2003 desCOM.

3) La coopération avec le Sud

• La France a voulu garder des liens spéciaux avec ses anciennes colonies. Pendant la guerre froide, l’Afrique reste une « chasse gardée » de la France. Celle-ci y envoie ses coopérants, son aide au développement et parfois ses troupes, sans se soucier du caractère souvent dictatorial des régimes qu’elle soutient. En retour, les Etats africainsappuient la France à l’ONU, lui offrent des bases militaires et participent à la francophonie. A partir de 1975, les sommets franco-africains officialisent cette étroite coopération.
• Mais la fin de la guerre froide change peu la donne. La France ferme plusieurs de ses bases militaires (Centrafrique), parce que l’Afrique joue désormais un rôle stratégique moindre et que l’élargissement del’Union européenne vers l’Est concentre l’attention. La France, en liaison avec le Royaume-Uni, cherche désormais à aider les Etats africains à organiser eux-mêmes des forces de maintien de la paix. Depuis 1990, Paris entend conditionner son aide aux progrès de la démocratie. En 1999, le ministère de la Coopération perd son autonomie : il est rattaché au ministère des Affaires étrangères.
• LaFrance cherche ainsi à redéfinir sa politique d’aide au développement. Elle veut agir en liaison avec l’UE et avec les organisations multilatérales, et en faveur de tous les pays qui en ont besoin. La « zone de solidarité prioritaire », définie depuis 1999, s’étend ainsi au-delà des anciennes colonies françaises. La France est, parmi les pays du G7, le plus généreux donateur.

II – Le choix del’Europe

1) La France, moteur de l’Europe

• Alors que le Royaume-Uni privilégie sa relation avec les Etats-Unis, la France lance la construction européenne en se réconciliant avec l’Allemagne. La CECA, proposée le 9 mai 1950 par Jean Monnet et Robert Schuman, marque la naissance d’une Europe communautaire fondée sur le couple franco-allemand. Malgré l’hostilité d’une partie de...
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