Dolto

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  • Publié le : 15 décembre 2011
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LORSQUE L’ENFANT PARAÎT (Françoise Dolto)
PREFACE
A côté de troubles réactionnels récents, dus à des événements scolaires ou familiaux, ily a de véritables
névroses infantiles et des psychoses qui ont commencé par des troubles qui auraient été réversibles si les
parents et les enfants avaient été aidés à se comprendre sans angoisse ni sentiment de culpabilité de part et
d’autre.
On peutdire que jusqu’à l’âge de la scolarité obligatoire, les difficultés relationnelles de l’enfance échappent
comme telles à la conscience des adultes.
Il faut informer les parents, répondre à leurs demandes d’aide, dédramatiser les situations bloquées et
déculpabiliser les uns et les autres.
Il fallait susciter des lettres détaillées. En effet, formuler par écrit ses difficultés, c’est déjà un moyende se venir
à soi-même en aide.
Ce que les parents, les adultes ne savent pas, c’est que dès sa naissance, un petit homme est un être de
langage et que beaucoup de ses difficultés, lorsqu’on les lui explique, trouvent leur résolution au mieux de leur
développement. Si petit qu’il soit, un enfant à qui sa mère ou son père parlent des raisons qu’ils connaissent ou
qu’ils supposent de sasouffrance, est capable d’en surmonter l’épreuve en gardant confiance en lui et en ses
parents. Tout au long de l’éducation, il faut répondre avec sincérité à toutes les questions d’un enfant, susciter
son intelligence à l’observation, au raisonnement, au sens critique.
Les conditions de la réalité ont changé et changent tous les jours, c’est avec elles que les enfants d’aujourd’hui
ont à faire pourse développer. Ce qui ne change pas, c’est l’avidité de communication des enfants avec les
adultes.
L’intelligence de l’inconscient est la même chez les enfants que chez les adultes. A chaque fois que nous
avons l’occasion de parler aux enfants des choses de la vie, il faut les dire simplement, telles qu’elles sont.
IL Y A TOUJOURS UNE RAISON
La naissance d’un nouveau venu est un petit dramepour beaucoup d’enfants aînés. Il faut même dire que s’il
n’y a pas de jalousie quand l’enfant a entre 18 mois et 4 ans, c’est très mauvais signe. L’enfant précédent doit
montrer de la jalousie parce que c’est pour lui un problème , la première fois qu’il voit tout le monde admirer
quelqu’un de plus jeune que lui.
L’enfant qui a une réaction insolite a toujours une raison de l’avoir. La tâchede l’adulte est de comprendre ce
qui se passe. Les caprices viennent d’une incompréhension de l’enfant : il ne se comprend plus parce que
l’adulte ne le comprend plus.
Premiers pas à l’école
Il ne faut pas annoncer à l’enfant son entrée à l’école comme la fin de la bonne vie. Il faut dire aux enfants ce
qui va se passer, sans leur faire peur, mais en leur montrant qu’on est avec eux. Ils ontbesoin de la présence
des parents dans ce milieu insolite. Il faut que les parents s’y fassent représenter par quelque chose qu’ils ont
donné à l’enfant, pour qu’il ait confiance en lui.
L’enfant ne peut pas parler de ce qui s’est passé à l’école. Dans le milieu familial, l’enfant ne peut partler que
de ce qui se passe en ce lieu-même, de ce qu’il pense actuellement. L’enfant est présent dansle présent.
L’HOMME SAIT TOUT DEPUIS QU’IL EST TOUT PETIT (arrivée d’un petit frère)
Il faut expliquer aux plus grands qu’un bébé va venir, et qu’on ne sait pas si ce sera un garçon ou une fille.
Quand un enfant n’aime pas son petit frère ou sa petite soeur, c’est uniquement pour dire une sottise à sa mère
et essayer de la contrer. Il ne faut surtout pas gronder brutalement l’aîné. Il fautlui expliquer. Cela devient
grave si les parents sont anxieux. L’enfant souffre beaucoup de se sentir délaissé. C’est le père qui peut le
mieux aider un enfant jaloux et qui souffre. Il faut essayer de promotionner l’aîné pour parer à ses réactions de
jalousie. Un enfant cherche à imiter ceux qu’il admire, et il admire ce que papa et maman admirent. Alors, si on
a l’air d’admirer bébé, on ne...
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