Dom juan aux enfers

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1031 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
« Dom Juan aux enfers »

En quoi Baudelaire s'inspire-t-il de la tradition pour proposer une vision nouvelle et moderne de Dom Juan ?

I- Un poème inspiré de la tradition : la pièce de Molière

Composition : 5strophes // 5 actes, retour des mêmes personnages.

A) Le mendiant et le commandeur

« Un sombre mendiant » : Antéposition de l'adjectif « sombre » : morts.
Le termemendiant est placé à la césure : mis en valeur ainsi que la diérèse.
« Antisthène » : disciple de Socrate « le bonheur résidait dans la vertu », la comparaison avec Antisthène semble rendre compte du personnage de Molière.

La statue du commandeur est désigné par la périphrase « un grand homme de pierre » :montrant sa force et fesant référence au titre : festin de pierre.
C'est lepersonnage du châtiment, sévère qu'on entend avec une allitération en « n ». Et « t » et en « d » : sonorisation dentales.
Ces allitérations renforcent l'idée d'impassibilité, de rigidité.
« coupait » : référence aux parques, aux trois sœurs qui coupent le fil de la vie.

B) Le groupe des femmes + Elvire

Les femmes sont dévalorisées.
La nature confère à une laideur, horreur de la femmenaturelle.
Ces femmes sont animalisées : « se tordaient » : un serpent.
« troupeau » placé à la césure.
« mugissements » : le cri des animaux.
« un grand troupeau » : cela peut nous faire penser au sacrifice de l'agneau.
Ces femmes sont donc montrées comme des victimes.
Le verbe « traînaient » montre l'importance des victimes de Dom Juan, elles sont plusieurs, le plurielinsister sur le nombre.
La deuxième strophe est constituée que d'enjambements, les enjambements peuvent donc donner l'idée d'un défilement interminable.
Baudelaire insiste aussi sur la douleur de ces femmes, « mugissements » renforcé par l'adjectif « long » et l'assonance en [an] qui parcours la strophe.
Les verbes sont à l'imparfait : valeur durative.
Elles semblent condamnées àsouffrir même dans la mort.
Baudelaire introduit la laideur, une laideur choquante, c'est ce qui donnera une vision moderne et nouvelle contre la norme.

Elvire est isolée du troupeau des femmes, elle est représentée plus dignement. Elle est présentée en contraste aux autres femmes.
« chaste » s'oppose à « nobles ouvertes » puis par l'adjectif « maigre », elle est représentée avec plusde dignité.
« brillât la douceur » s'oppose « sous le noir firmament ».
« semblait lui réclamer » montre que ces plaintes ne sont pas si intenses que les autres femmes.
Elvire est victime mais différentes des autres, accent sur sa fragilité et l'amour pour son amant.

C) Sganarelle et Don Luis

Sganarelle est toujours un personnage comique « en riant » et il réclame ces gagescomme à la fin de la pièce.

Don Luis semble conforme au personnage de Molière.
« doigt tremblant » : accuse son fils de transgresser la loi de l'aristocratie, mais l'adjectif « tremblant » montre la fragilité, l'impuissance de Don Luis. Il est aussi présenté comme un père qui réprimande son fils puis son caractère fragile et sa vieillesse « front blanc ».

D) Dom Juan

Dom Juan estprésenté par sa puissance, sa noblesse « courbé sur sa rapière ».
Dom Juan semble mort mais il reste fidèle à ce qu'il est, il choisit son destin.
Le connecteur d'opposition « mais » montre qu'il s'isole de ces victimes, il est impassible : il est atteint par rien « ne daignait rien voir », « calme », « le sillage » est une métaphore de son passé.

II- Un Dom Juan baudelairien : nouveautéet modernité de la représentation de Dom Juan

A) La suite de la pièce de Molière, de l'enfer chrétien aux Enfers mythologiques

On a l'impression que Baudelaire imagine la suite de Molière. Dom Juan va passer aux Enfers.
Les références à l'antiquité sont nombreuses « Charon », « Antisthène ». Il s'agit des enfers grecs, c'est une reconstitution du monde des vivantes que Dom Juan a...
tracking img