Emile durkheim  «  la contribution de montesquieu à la constitution de la science sociale » ( 1892)

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  • Publié le : 24 mars 2011
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Emile Durkheim  «  la contribution de Montesquieu à la constitution de la science sociale » ( 1892)

Tout d'abord nous nous intéresserons à une courte bibliographie de Durkheim afin de cerner de plus prés les idées et les origines de cet auteur.

Émile Durkheim issu d' une famille juive pratiquante, invente une nouvelle discipline, la sociologie, dont l’un des objectifs affirmés est deréformer la vie sociale.
La pensée sociologique s'édifie en France au XIXe  siècle dans un climat d'intense préoccupation à l'égard du «corps social», des ruptures et des transitions qui l'affectent.
Pour Durkheim, les multiples approches dont elles sont l'objet ont en commun de répondre «idéologiquement» à des problèmes réels.
E. Durkheim compte s’appuyer sur la science pour réformer lasociété, il apparaît pour beaucoup comme le père fondateur de la sociologie française. En effet, s'il ne fut pas le premier sociologue en France il est le premier à s'engager pour faire de la sociologie une discipline autonome se distinguant des autres sciences sociales concurrentes comme la psychologie et la philosophie.

La sociologie est une science des institutions (au sens large), elle n'étudiepas seulement le droit, ni les institutions publiques en générale, elle étudie aussi les coutumes, les mœurs, les rites, les pratiques. Elle étudie le droit et les mœurs. Tout ce qui relève des manières de penser ou d'agir est l'objet de la sociologie puisqu'ils apparaissent lorsque les individus sont réunis. Pourtant la chose sociale n'est ni une chose matérielle ni "idéel". Elle est dotée d'unmode d'existence propre. Durkheim souhaite faire de la sociologie une science rationnelle. Il souhaite que sa sociologie ait pour objet des choses réelles, dont l'existence doit être absolument sensible, prouvable par une
méthode empiriste (je sens, je vois, j'entends, je touche...). Il faut aussi rappeler que la sociologie est une science interprétative, interpréter qui ici veut dire "décelerl'ordre des choses".
Ce que l'on appel "loi" en sociologie, c'est ce qui décrit et prévoit un processus. Elle permet de comprendre les phénomènes de causalités entre deux phénomènes sociaux. A contrario des lois politiques, qui sont prescriptives, normatives, la loi sociale est descriptive (tel phénomène s'étant produit, tel effet se produit), elle montre les corrélations constantes entre desphénomènes variables.

Intéressé par les précurseurs de la sociologie comme Aristote et Montesquieu qu'on verra justement dans ce commentaire, il s'opposera en revanche aux thèses socialistes.

Durkheim a consacré à Montesquieu sa thèse latine de 1892, dont le titre (« Quid Secundatus politicae scientiae instituendae contulerit ») sera traduit par F. Alengry ( professeur de philosophie) sous le titreMontesquieu : sa part dans la fondation des sciences politiques (Revue d’histoire politique et constitutionnelle, juillet-septembre 1937) puis par A. Cuvillier (La contribution de Montesquieu à la constitution de la science sociale, dans un volume intitulé Montesquieu et Rousseau précurseurs de la sociologie, Paris, Marcel Rivière, 1953).

Montesquieu, cet auteur du XVIIIe siècle est vu selonDurkheim comme un précurseur de la sociologie, car il possède une démarche analytique. Il ne nous dit pas ce qui doit ''être'' mais ce qui ''est''.
Montesquieu se détacherait de tous les autres penseurs, car c'est lui qui dans son ouvrage «  De l'esprit des lois » que nous avons étudié en cours, a établie les principes de la science nouvelle. Il pense pouvoir expliquer la diversité humaineculturelle tout en maintenant l'unicité humaine.
Selon Durkheim, hormis ses interprétations pas toujours corrects, personne n'avait étudié aussi loin que Montesquieu la vraie science sociale , personne n'avait discerné aussi clairement les conditions nécessaires à l'établissement de cette science.

Les deux chapitres qui nous intéresserons sont le chapitre II, ou Durkheim se pose une...
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