Enseigner les sciences au primaire "la main à la pâte"

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 17 (4108 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
LA MAIN A LA PATE

Historique de l’enseignement des sciences dans l’école primaire depuis l’instauration des lois Ferry (ministre de l’instruction publique.)
• La « leçon de choses » : Elle est originaire des pays anglo-saxons (courant XIXe) et consiste à enseigner à l’enfant qu’il peut se servir de ses sens pour appréhender avec ordre et rigueur la qualité des objets qui l’entourent. C’estdans les salles d’asile (baptisées pour la première fois écoles maternelles en1845) que Marie Pape-Carpantier (1815-1878) va accorder toute leur importance aux leçons de choses. Elle en fait une approche de la connaissance avant tout sensible, faite de sensations et d’intuition plus que de principes permettant au jeune enfant de s’approprier le monde à travers son corps et son langage.
• Lois de1881 et 1882 instaurant la gratuité, la laïcité, et l’obligation scolaire. Participent des projets des fondateurs de la IIIe république de laïciser la société française. Lutte anticléricale, influence de l’esprit des lumières et du positivisme.
Au XIXe siècle, l’école fait acquérir les savoirs qui serviront toute une vie, l’enfant retourne dans son milieu d’origine (société cloisonnée).
• 1860Pour promouvoir les bienfaits des avancées scientifiques, Napoléon III met à la disposition des élèves qui ont terminé leur scolarité une bibliothèque dans chaque école. Le fond se compose (outre la collection complète de la famille Bonaparte) d’ouvrages didactiques qui valorisent les sciences et techniques. Les scientifiques et les éditeurs réalisent de beaux ouvrages de récits qui font rêverles enfants (l’histoire du ruisseau, d’une bûche, du ciel, le tour de France par deux enfants).
• 1879 Jules Ferry fonde le Musée pédagogique qui deviendra le CNDP en 1932
La leçon de choses et l’enseignement des sciences cohabitent de 1880 à 1925
• 1923-1925 Instructions officielles (sous l’autorité de Paul Lapie) précisant les horaires des « sciences physiques et naturelles ». Cesinstructions vaudront, avec quelques retouches, jusque dans les années 70.
 Il est demandé d’appliquer une méthode expérimentale et d’enseigner par l’action.
 Or, la principale caractéristique de l’enseignement pendant cette longue période est le renforcement de l’articulation entre observation, dénomination et représentation des phénomènes mis au programme. L’expérimentation tient peu de place dansles classes des années 30, dans celles des années 50 non plus. L’enseignant dispose d’un petit panel d’expériences qu’il peut mettre en œuvre devant ses élèves (le matériel et les effectifs ne lui permettent pas plus qu’une démonstration générale). Le dessin au tableau retranscrit ce qu’il faut avoir vu et retenu de l’expérience et les élèves sont invités à reproduire le schéma dans leur cahier dujour.
 Les sciences naturelles sont plus simples à mettre en œuvre : on peut plus facilement mettre les végétaux et animaux entre les mains des élèves. Elles deviennent le domaine de prédilection de la leçon de choses.
 La programmation des « thèmes » abordés au fil de l’année suit le plus souvent le cycle des saisons (marron et raisin en automne, orange à noël, ustensiles et outils dejardin au printemps…)

• 1947 :plan Langevin Wallon ; jamais appliqué, il prévoyait une
école unique et obligatoire jusqu’à 18 ans, avec un « cycle de
détermination » à partir de 15 ans, où les élèves pouvaient choisir entre
études littéraires, scientifiques ou techniques. Héritage de l’éducation nouvelle de Freinet.
• 1964 : expérimentation du « tiers temps pédagogique
• Arrêté du 7 août 1969: créations dans les écoles d’un tiers temps pédagogique consacré aux activités d’éveil (histoire, géo, sciences, travaux manuels). L’I.N.R.D.P est chargé de mener un projet de recherche « activité d’éveil »

• 1975 la recherche pédagogique sur l’Eveil scientifique, prenant racine dans les travaux de Piaget, Bruner, Bachelard, Popper tente d’introduire un enseignement rénové des sciences...
tracking img