Eric maurin - la nouvelle question scolaire

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  • Publié le : 8 mars 2010
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Eric Maurin – la nouvelle question scolaire
Date de 2007
Auteur : économiste et sociologue français. Directeur de recherche à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Auteur de L’égalité des possibles, Le ghetto français et la peur du déclassement
Structure : Divisé en 3 grandes parties et sous-divisés en plusieurs chapitres.
L’âge du collège uniqueLa démocratisation aux portes de l’emploi
Les nouveaux défis de la démocratisation scolaire
Thèse : de nos jours, la démocratisation de l’école doit faire face à de nombreuses critiques. Par exemple : massification scolaire a entrainé une dramatique perte de qualité et de performance, une dévalorisation des diplômes. Elitistes et malthusiens se retrouvent sur unpoint : il faut stopper ce processus de démocratisation, qui a lieu dans les politiques éducatives occidentales depuis une cinquantaine d’années. Dans ce livre, E. Maurin détruit tour à tour ces mythes. Dans une première partie, il étudie le bilan des politiques de démocratisation les plus anciennes c’est-à-dire celles qui concernent le collège. Dans une deuxième partie, il se penche surles expériences les plus récentes et les plus inachevées : lycée voire université. Pour finir, il se demande s’il est pertinent de continuer ce mouvement d’ouverture et si nous devions le faire, quelles difficultés faudrait-il résoudre et comment le faire ?
L’âge du collège unique
Les expériences scandinaves sont les plus anciennes et avec le bilan le plus précis, qui estincontestablement positif
Les expériences britanniques ou françaises ont été plus tardives et difficiles à mettre en place. Nous verrons pourquoi une telle différence.
Général : les politiques de démocratisation scolaire ont voulu rendre plus accessible pour tous, les études plus longues et moins sélectives afin de réduire les inégalités de destin. A été fait à différent rythme.
1950s :Suède
Angleterre et Norvège un peu plus tard
1960-70s : France
Des pays restent en marge de cette évolution : Allemagne, Autriche, Hongrie, Irlande du nord : seuls les meilleurs élèves du primaire ont la possibilité de suivre un enseignement secondaire préparant à des études supérieures.
Problèmes : tous les enfants sont-ils faits pour recevoir le même enseignement jusque l’âge de 16ans ? N’est-il pas inutile et même contre-productif de vouloir forcer l’ensemble d’une génération à suivre les mêmes apprentissages ? N’est ce pas sacrifier la réalité à un idéal certes généreux, mais illusoire ?
L’auteur s’intéresse d’abord plus particulièrement au cas suédois, norvégiens et finlandais. Les réformes ont été mené avec moins de tergiversions et les résultats sont édifiants.Le cas des pays scandinaves Après guerre : La majorité des élèves quittent l’école à la fin de la scolarité obligatoire = 2 ans après la fin du primaire. Seulement 15% poursuivent des études secondaires dans des établissements d’élite.
Suède : Expérimentation de la démocratisation : introduire le système dans un groupe particulier de municipalités et pas directement à l’échellenationale.
Permet une comparaison entre application ou non Rapport fait : accroissement d’une année de scolarité s’accompagne d’un supplément de salaire moyen d’environ 11%
Résumé : effets positifs pour les enfants d’origine modeste, particulièrement pour les plus doués mais effets négatifs pour la petite minorité de la population d’origine aisée, qui était seule à avoir accès aux étudessupérieures et qui a subit la concurrence.
Présente aussi le cas de la Finlande et Norvège mais assez similaire
L’Angleterre et la fin des grammar schools
Modèle opposé au x pays scandinaves (- Etat)
1960 : « école unique », obligatoire jusqu’à 16ans
La question est donc : l’école unique produit-elle les mêmes effets vertueux dans une société inégalitaire et hétérogène...
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