Essai sur profession de foi du vicaire savoyard de rousseau

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Le vicaire, et donc Rousseau à travers lui, admet l'existence des lois du mouvement et de la physique car il les voient. Il admet que la terre tourne autour du soleil et il admet les lois de l'attraction car il voit qu'un objet en chute libre tombe vers la terre et il remarque le cycle des jours et des saisons. Mais pour lui, c'est lois ne sont pas prouvées, ou en tout cas ne se suffisent pas àelles-mêmes. Ainsi ces lois et ces règles qui régulent l'univers et qui sont communément admises par la majorité restent obscures pour lui car il estime qu'il doit y exister une force impulsive qui a généré ce mouvement. En effet, comment le soleil a-t'il pu commencer à tourner si rien ne l'y a poussé? Rousseau estime que ce n'est pas possible. Pour lui, la matière n'est que le réceptacle d'unmouvement qu'elle ne crée pas mais qu'elle transmet. Il doit donc exister une volonté d'impulsion d'un mouvement qui est ensuite transmis à la matière et cette volonté régit l'univers et la nature : il s'agit du premier article de foi de Rousseau.
Pour prouver ce dogme, il se prend lui-même comme exemple à travers sa propre volonté qui contrôle la matière ,en l'occurrence son corps. Il constatele mouvement de son corps et estime que cet effet doit avoir une cause, car il ne peut pas naitre de rien. Or son corps ne réagit que selon sa volonté: s'il veut bouger la main, elle bougera mais s'il ne le veut pas elle ne bougera pas. Ainsi, cela le conforte dans son analyse: le mouvement n'est permis que par la volonté, et c'est donc cette volonté qui est l'origine et la conditionindispensable de ce mouvement. Pour lui la volonté agit sur le corps comme les sentiments sur l'âme, c'est-à-dire que la volonté serait la conscience du corps, et que sans volonté le corps ne serait qu'une enveloppe vide et inerte de matière.
En se fondant sur le fait que le mouvement de la matière lui est insufflée, Rousseau réfute la théorie selon laquelle chaque atome aurait son propre mouvement, carcela voudrait dire qu'il faudrait pour chacun de ces atomes un moteur différent à son mouvement, mais aussi que chaque atome pourrait se mouvoir dans sa propre direction. Cela voudrait alors dire que la matière solide comme on l'entend ne pourrait pas exister, car les atomes qui la compose ne serait pas liés mais indépendants les uns des autres et pourraient ainsi se séparer, rendant toute forme dematière impossible car beaucoup trop tangible et changeante. Le mouvement ne serait donc pas transmis à chaque atome mais bien à la matière qu'ils composent. Il met donc en évidence l'existence de quelque chose ne donnant pas son mouvement à chaque particule mais bien à la matière en sa totalité, une force à grande échelle capable de mouvoir tout ce qui est mu, sans distinction.
Dans sonsecond article de foi, Rousseau émet l'idée que non seulement la volonté est moteur du mouvement de la matière, mais l'intelligence l'est également. Les mouvements ne sont pas faits au hasard, ils ont un forme d'ordre, ils sont pensés réfléchis et choisis et sont donc une preuve de l'existence d'un l'être qui les engendre. Rousseau affirme ici l'existence d'un dieu qui expliquerait le mouvements desastres et de la nature elle-même. Pensant que les mouvements de la matière sont les fruits de la volonté de quelqu'un ou de quelque chose, la seule explication pour lui à ses mouvements inexplicables à son échelle et l'existence d'une volonté supérieure qui régit le monde: il met ainsi en évidence l'existence d'un Dieu. Ce dieu serait alors l'origine de tous les mouvements, de toutes choses, en lesayant déclenchés. Ce serait alors lui qui ferait tourner la terre sur elle-même, qui ferait souffler les vents et tomber la pluie, ou tout du moins qui serait à l'origine de l'initiation de ces mouvements.
De plus, il estime que les choses sont ainsi pour un but que l'homme ne peut pas apercevoir, que chaque chose, même la plus infime sert à quelque chose dans un plan, un engrenage complexe...
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