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  • Publié le : 13 novembre 2011
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Ce texte écrit par Friedrich Nietzsche en 1886, est un extrait de l’œuvre Le Gai savoir. N. s’interroge ici sur la nature, la question de l’essence, mais aussi l’origine même de la conscience, la question de genèse, et comment peut elle se développer à travers l’homme. L’auteur soutient ici la thèse selon laquelle la conscience n’apparait que lors d’un phénomène collectif, d’échanges et derapports humains. En effet, le problème de la conscience ou plutôt de la conscience de soi ne se présente à nous que lorsque nous commençons à comprendre dans quelle mesure nous pourrions nous en passer. C’est pourquoi N. prend l’exemple de l’homme solitaire, qui ignore qu’il pense et donc qui ne se rend pas compte qu’il a une conscience, pour mieux affirmer sa thèse principale et son point de vue.Cependant dans ces conditions, comment peut-on faire comprendre à l’homme que la conscience n’appartient pas seulement à son existence individuelle? L’enjeu même de ce problème, c’est le fait de déterminer d’où provient la conscience de soi, l’origine de l’épanouissement personnel de l’homme, du fait qu’il prend conscience des choses qui l’entoure, mais surtout de définir une partie de sa nature. Enobservant cet extrait, on peut distinguer trois mouvements principaux. Dans un premier temps, du début à « cette utilité » (l-4), N. annonce sa thèse, sa supposition de départ, comme quoi la conscience ne se développe qu’à travers cette  « pression du besoin de communiquer ». Ensuite, de « la conscience » (l-4) à « l’origine même de la conscience » (l-17), l’auteur dégage une thèse contradictoireà la sienne pour mieux affirmer son point de vue. Ainsi, il peut davantage mettre en avant le fait que l’homme peut accéder à la réflexion seulement par l’intermédiaire des autres hommes. Au final, de «  Bref le développement du langage » (l-18) jusqu’à la fin du texte, N. réaffirme sa thèse et la précise.

Nietzsche pose dans un premier temps un constat comme quoi la conscience ne s’estdéveloppée que par l’intermédiaire des rapports humains. C’est à partir de cette constatation qu’il tire sa thèse : la conscience qui permet de nous interroger sur nous-mêmes, n’intervient que si l’homme se rend compte de sa solitude et essaie de la combattre à travers un développement de la communication. Il me semble que N. affirme ici que la conscience, indispensable dans l’entrée de la réflexionphilosophique, ne s’est développée que dans la nécessité des rapports humains. Celle-ci correspond en effet à une connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de sesm :l : actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. Ilprend ici l’exemple du commandement, ce qui nous donne un coté concret de la conscience. Cette mise en contexte nous permet de nous imaginer ce qu’essaie de nous expliquer Friedrich N . Le commandement peut être assimilé au côté militaire où de nombreux soldats sont dirigés par un homme de plus haut rang. Ainsi, on peut admettre que cet homme haut placé doit tout d’abord avoir conscience de soi,de ses sentiments et de ses actes avant de diriger d’autres personnes afin d’aboutir à une conscience individuelle. De ce fait, un corps d’armée pourrait développer une conscience collective, permettant ainsi de rester soudés en cas de difficulté. Mais alors comment se fait-il que la conscience n’est pas innée chez l’homme et comment peut-elle se développer? N. confirme dans la seconde partie, quel’homme ne naît pas en ayant conscience de soi mais qu’il la développe par la suite à l’aide de nombreux phénomènes.
Dans la seconde partie du texte de N., il avance que la conscience admet un caractère superficiel car il constate que l’homme qui vivait en solitaire aurait pu se passer de la conscience. En y réfléchissant, l’Homme pense beaucoup mais sans vraiment être...
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