Exemple d'autobiographie

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  • Publié le : 26 septembre 2010
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Mon nom est Fuyuko Sayo (littéralement, dans votre langue « Enfant de l’hiver née la nuit ») Hayashibara. Ma mère m’a appelée ainsi car je suis née le soir du 27 janvier 1560. Mon frère se nomme Aki (il est né en automne) et ma sœur Amako (car elle est née un jour de pluie). La période où j’ai vécu fut marquée de nombreux changements dans l’histoire du Japon féodal.
La première partie de ma vien’est pas spécialement intéressante. Il y a juste à dire que, étant donné que nous habitions dans la province d’Iga, Aki, Amako et moi avons reçu un entraînement « ninja », c’est-à-dire quelques techniques de combat et le maniement du katana.
C’est à cette époque que j’ai rencontré ma meilleure amie : Kaze. Nous avons commencé le karaté ensemble et au bout de trois ans, nous avons fini par nousfaire mettre à la porte pour impertinence et inattention.

Premier bouleversement de ma vie : en 1571, alors que mon frère s’était engagé chez les moines guerriers Tendai quelques mois plus tôt, Oda Nobunaga marcha sur leur repaire et mon frère finit borgne et estropié d’une jambe et d’une main. Décidant qu’il ne pourrait plus rien faire, il rentra nous dire adieu et se fit seppuku (hara-kiri, sivous préférez).

Quand j’eus quinze ans, Oda Nobunaga et Ieyasu Tokugawa s’allièrent et firent des  « battues » dans les provinces pour recruter des hommes assez fort pour une bataille. Kaze, qui était orpheline, décida de se déguiser en garçon pour s’enrôler dans l’armée, et je fis de même pour sauver ma famille, puisque mon frère s’était suicidé et mon père était quelque part dans le monde.Je dus renoncer à mes cheveux et mon amour-propre en prit un bon coup : me déguiser en garçon, c’était bien bon pour les fêtes de village ! Malheureusement, si je ne voulais pas me faire égorger vive par ces brutes, je devais le faire. Ce changement ne parut par contre pas gêner Kaze, qui était plutôt garçon manqué…

On entra donc au service de Tokugawa et de ce salaud d’Oda, que je tenais pourresponsable dans le suicide de mon frère. Bien sûr, on ne savait pas pourquoi on s’était engagées, ni contre qui. Je devais savoir par la suite que cette bataille se nommait bataille de Nagashino et que la mission de l’armée Oda-Tokugawa était de libérer le château de Nagashino du joug de Takeda Katsuyori, un inconnu pour Kaze et moi…
Heureusement, nous avons été placées sous le commandement deTokugawa, ce qui m’a évité bien des déboires à ce moment-là.
Je ne vous conterais pas les détails de cette bataille, sinon qu’elle fut, comme toutes les autres, sanglante et inutile… Ou presque.
Pendant la bataille j’ai eu le « grand honneur » d’être présentée à Oda, pour ma vaillance au combat. Dieu merci, j’ai su gardé mon sang-froid grâce à Kaze qui était à mes côtés. Du moins, j’ai résisté àl’envie de l’étriper vif.
Enfin, mon sang-froid ne m’a pas empêché de jeter à la face de cet homme ce qu’il n’aurait pas fallu que je dise. Voici notre entrevue telle que je me la rappelle :
« J’aimerais connaître le nom de celui qui a montré tant de bravoure, ou de témérité, au combat.
– Hayashibara, daimyo Oda. C’est un… Honneur pour moi que de me battre pour vous. »
Ma première faute futd’avoir hésité sur ce mot, « honneur », car Oda le remarqua bientôt.
« Quelle réticence sur votre honneur, jeune homme. Je vois bien brûler la flamme de la haine dans vos yeux.
– En effet… Puis-je vous poser une question, seigneur ?
– Allez-y mon enfant, une question ne peut pas faire de mal.
– S’il s’était agi d’une femme qui avait combattu comme cela, l’auriez-vous convoquée ? »
Je mesouviens encore comment Kaze a commencé à s’agiter quand je posai cette question. Oda répondit d’un ton placide que j’aurais voulu lui faire ravaler :
« Est-ce si important pour vous, jeune homme ?
– Oui, ça l’est. Répondez.
– Je ne sais pas… Probablement que non, puisqu’une femme n’est bonne qu’u foyer et à se soumettre à l’homme.
J’ai toujours détesté cette façon de penser, ce fut sa seule...
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