Facteur d'echec d'une entreprise

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  • Publié le : 31 mai 2010
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Une investigation des facteurs d’échec d’une entreprise récemment créée : utilisation de l’analyse structurelle pour étudier la carte cognitive du fondateur.

|Khelil Nabil, Doctorant |Smida Ali, Professeur |
|NIMEC |CREGEM|
|IAE de Caen-Basse Normandie |Université de Paris 13 |
|ESSEC-Université de Tunis |A2ID, CR2S-Management, IGS Paris |
|15, rue Haroun El Rachid-4000 Sousse |8,rue du Moulin au Roy-14000 Caen |
|Tél : +216 22 780 418 |Tel : +33 6 11 92 51 39 |
|Khelil.nabil@laposte.net |Alismida@aol.com |

Résumé

La montée en puissance de l’importancede la création d’entreprises a été accompagnée d’une croissance spectaculaire des formations à l’entrepreneuriat. Plusieurs actions de sensibilisation et de formation ont été menées au sein des universités tunisiennes pour stimuler l’esprit d’entreprendre. Néanmoins, pour beaucoup d’entrepreneurs, la vie de leur entreprise est courte et incertaine : alors que certains réussissent, d'autres quireprésentent un pourcentage relativement élevé, abandonnent après seulement quelques années. Paradoxalement, la plupart des travaux qui s’inscrivent dans le champ de l’entrepreneuriat traitent en général des déterminants de la réussite des nouvelles firmes. L’échec entrepreneurial demeure un aspect peu étudié. Il faut cependant reconnaître que les leçons tirées de l’échec peuvent contribuer à uneéventuelle réussite. A cet effet, Shepherd (2004), suggère des changements majeurs dans les pratiques pédagogiques pour qu’elles s’orientent davantage vers un apprentissage de l’échec. Comprendre l’échec des nouvelles entreprises pourrait aider les entrepreneurs potentiels à développer des intelligences et des compétences pour concevoir à priori des stratégies préactives pour l’éviter. Il est doncimportant de savoir : pour quelles raisons certains entrepreneurs échouent-ils et d’autres non ? La complexité de l’échec entrepreneurial, est un élément qui légitime notre choix des approches cognitives. Etant donné le caractère exploratoire de notre recherche, un seul fondateur fut rencontré. En évitant d’imposer à priori un cadre de référence, nous avons essayé à travers l’étude de sa cartographiecognitive d’identifier les facteurs déterminants d’échec de sa nouvelle entreprise. Pour ce faire, nous avons utilisé l’analyse structurelle. Les résultats obtenus de cette étude montrent que la richesse du capital humain de l’entrepreneur est une variable déterminante du sort de sa jeune petite entreprise. De la même façon, le manque de préparation à la création est admis comme un facteur majeurd’échec. Par ailleurs, des caractéristiques inhérentes au projet d’entreprise comme l’insuffisance des ressources financières investies, l’absence d’un portefeuille client au démarrage, le mauvais choix de l’implantation géographique, sont fortement liés à son échec. L’« analyse structurelle cognitive » pouvait éventuellement aider les chercheurs, les consultants, les accompagnateurs ainsi queles entrepreneurs potentiels à cerner les causes d’échec afin de mettre au point des stratégies préactives pour surmonter les éventuels obstacles. Par ailleurs la mise au point de cet outil au service de l’enseignement de l’entrepreneuriat permettra à l’étudiant, futur entrepreneur, de tracer lui-même sa carte cognitive pour s’en servir comme base de réflexion préalable à toute action.

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