Faut il se mefier de l'amour ?

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  • Publié le : 14 novembre 2010
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Introduction.
Analyse des termes.
Amour :
a) sens général et le plus courant : attachement, désir de fusion, entre deux êtres. C'est donc quelque chose dont on attend : du plaisir, du bien, le bonheur.
Domaine : affectif; sentiment, ou passion?
b) sentiment : affection pour quelqu'un (amour filial; amour maternel; amour du prochain, etc)
c) attachement exclusif et excessif envers quelqu'unou quelque chose : c'est alors une passion (l'Amour-passion)
Se méfier : on se méfie de quelque chose ou de quelqu'un qui ne nous fait pas confiance, parce qu'il nous a déjà trompé, ou parce qu'il est susceptible de nous tromper, malgré qu'il ait l'apparence contraire. (On se méfie, dit-on souvent, des apparences).
 Faut-il :
a) nécessité physique : il faut/il est nécessaire de manger si onveut se maintenir en vie (on ne peut faire autrement, c'est une contrainte naturelle)
b) obligation morale : il faut/on doit obéir à la loi (c'est un devoir, quelque chose qui nous oblige; que les hommes soient naturellement enclins à être méchants, ne change rien à un devoir, puisque le "doit-être" ne dérive pas du "ce qui est").
 
Mise en rapport des termes (problématique, présupposé, enjeu). Faut-il donc se méfier de l'amour? Ie, d'abord, l'amour, au lieu d'être une source de bien, de bonheur, de plaisir, ne serait-il pas source de maux (malheur, souffrance autant physique que morale, et contraire à la morale)? N'est-il pas alors, dans ce cas, de l'ordre de l'erreur, de l'illusion? (puisqu'au premier abord, on croit qu'il nous rendra heureux, etc)
Mais cette illusion est-elledangeureuse? En effet, pour qu'il soit nécessaire de se méfier de l'amour, tout comme par exemple il est nécessaire de se nourrir pour se maintenir en vie, encore faut-il que l'erreur ou l'illusion qu'il provoque soit dangeureuse. Cette interrogation nous mène donc à chercher de quel ordre peut bien être cette illusion, et de quels dangers elle est la source.
On se demandera ensuite s'il faut se méfierde l'amour au sens éthique : alors, cet amour est-il nécessairement lié au mal, et peut-être à l'extinction de la société? L'amour est-il nécessairement néfaste à l'homme, à la fois au sens physique et moral? Se méfier de l'amour, est-ce alors un devoir, une obligation morale?
La réponse à ce questionnement ne suppose-t-elle pas qu' il y aurait plusieurs sortes d'amour, des amours positifs etnégatifs, des usages positifs ou négatifs de l'amour? Plutôt donc que de se demander s'il faut se méfier de l'amour, il convient donc se demander : de quel amour faut-il se méfier?
 
I- L'amour est-il une illusion? Et si oui, est-ce une illusion vitale ou éthique?
 
A- D'abord, on peut facilement montrer que l'amour est une illusion. En effet, comme l'a montré Stendhal dans De l'Amour, l'amournous trompe.
Cf. la cristallisation.
Erreur sur la réalité : nous ne voyons plus le réel tel qu'il est; nous ne voyons pas non plus notre bienaimé tel qu'il est réellement Nous croyons aimer quelqu'un pour ce qu'il est réellement, mais en fait, nous n'aimons, à travers lui, que l'idée qu'on se fait de l'amour.
Il faut donc bien se méfier de l'amour. -Préciser que cet amour dont il s'agit ici estla passion au sens strict du terme : ie, une attirance exagérée et dominante, exclusive, pour quelqu'un (ou quelque chose, mais c'est moins pertinent).
 
B- Mais si l'amour nous trompe, est une illusion, puisqu'il idéalise son objet, et ne le voit pas comme il est réellement, mène-t-il à la souffrance, physique, morale ? Et, peut-être, à la mort? (Ie : est-il nécessaire de s'en méfier)-Souffrance physique : pas très pertinent
-A la souffrance morale : après tout, c'est bien ce à quoi renvoie l'étymologie du terme de passion : "patior" : je souffre, je subis. La passion n'est-elle pas quelque chose qui devient pour moi un fardeau, dont je deviens l'esclave?
Cf. deuxième phase de la cristallisation : l'amour tourmente
-A la mort : cf. Tristan et Iseult. L'amoureux fou va s'isoler de...
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