Faut il a tout pris ne pas avoir recours à la guerre ?

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  • Publié le : 2 mai 2010
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Suivant les données de notre conscience spontanée, nous avons tous un jour ou l’autre affirmé qu’avoir recours à la guerre pour régler un conflit était en quelque sorte l’affirmation de l’échec de toute négociation. Mais existe-t-il d’autres moyens que la guerre, échec de la politique et retour à l’usage de la force, pour régler un conflit ? Nous allons mener notre réfléxion sur cette question en3 parties. Il faut tout d’abord nous demander si le recours à la guerre est obligatoire, est ce un passage obligé et dans quelles conditions devont nous avoir recours à cette solution ? La deuxième partie
Faut il a tout prix ne pas avoir recours la guerre ? Dans quelle condition pouvons-nous y avoir recours ?

Avoir recours à la force signifie l’échec de la diplomatie. L’homme n’a pas surégler ses conflits en parlant et en négociant, il en vient donc à la force. Mais en venir à la force, n’est ce pas revenir à un état primitif, animal où seule la force permet de régler les conflits ? Nous pouvons donc admettre qu’avoir recours à la force est une des faiblesses de l’homme qui se traduit par l’échec de toute négociation.

La condition humaine est marquée par la finitude, carl’homme est constitué de besoins et de désirs qui le mène vers des rapports de concurrence et même de conflit avec les autres hommes pour le partage des biens du monde, en vu de sa survie et de la reconnaissance pour la vie commune. La violence de la guerre de tous contre tous est donc inscrite dans la réalité humaine.
La guerre est une invention d’abord cultivée par des nations assemblés pour leurbien commun : « la diète des grec déclara à la diète de la Phrygie et des peuples voisins quelle allait partir(…) pour aller les exterminer si elle pouvait » (extrait du dictionnaire philosophique de Voltaire ; La guerre.)
En effet, la guerre est parfois nécessaire pour se défendre contre un agresseur, réagir si les droits d’un état souverain sont violés… Il y a aussi des violence légitimes, justeet même noble : violence révolutionnaire intérieur de la guerre civil contre un pouvoir inique et les guerre de libération des peuples contre une oppresseur étranger (la colonisation surtout par les français et les anglais au XIXème siècle) … On pourra alors prendre comme exemple la 1er et 2eme guerre mondiale : « on peut ranger dans la classe de la famine toutes les mauvaises nourritures ou ladisette nous force d’y avoir recours pour abrégé notre vie dans l’espérance de la soutenir » ( Voltaire).
Donc Une telle thèse, qui fait de la paix le souverain bien et donc l’objet d’une volonté catégorique (« a tout prix »), ne repose t’elle pas sur une illusion concernant la nature de l’homme ? « un homme est un loup pour l’homme » (Hobbes). Mais aussi les rapports internationaux dont lesrelations de puissances seraient irréductiblement violentes. Cette illusion désarmerait ceux qui la partagent ou bien au contraire leur ferait prendre les armes pour administrer violemment leur conception de la paix à tous ceux qu’ils n’en veulent pas ? Cela montre bien la conflictualité de la réalité humaine, ce qui pourrait justifier que l’on préfère la guerre à la paix ?
La justice implique laméditation. Le règlement du conflit par la justice c’est l’interposition d’un juge c'est-à-dire une troisième personne. Dans ce cas, il y a impossibilité de règlement direct donc pas de vengeance. La justice ne va pas éradiquer le conflit mais associe au rationnel le pouvoir de juger à quelqu’un qui est étranger au conflit et qui prend une décision au nom de la justice (c’est-à-dire du peuplefrançais.)
Rationnellement, le conflit est réglé. Reste à reprendre l’ide que une guerre est elle un passage nécessaire réglant un certain nombre de conflits inévitables.

A vouloir la paix les hommes finissent, individuellement et collectivement, par aliéner ce qui fait leur humanité : la liberté mais aussi légalité et la fraternité qu’elle fonde, en préférant une paix pour le moins...
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