Fiche de lecture du chapitre " une rencontre franco suédoise" du livre " culture et mondialisation" de p. d'iribarne

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  • Publié le : 31 mai 2011
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Fiche de lecture Cultures et mondialisations gérer par-delà des frontières
// Une rencontre franco-suédoise
L’ auteur : Philippe d’Iribarne
Collaborateurs : Alain Henry, Jean-pierre Segal, Sylvie Chevrier, Tatjana Globokar
L’auteur est un chercheur français, directeur de recherche au CNRS. Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique (promotion 1955), de l'École des mines de Paris (1960) etde l’Institut d'études politiques de Paris (1960), Philippe d'Iribarne est directeur de recherches au CNRS. Il mène aussi des enquêtes sur la signification sociale de leurs activités, publiant ses résultats dans plusieurs volumes. Philippe d'Iribarne et son équipe "Gestion et Société" élargissent leur inventaire des cultures nationales en poursuivant leur recherche et leurs travaux sur denouveaux pays.
Lieu et date de publication : Essais points Edition du seuil novembre 98 et mai 02
Objectif de l’ouvrage : Dans la deuxième partie de cet ouvrage intitulée «  les cultures face à face », d’IRIBANE raconte « Une rencontre franco –suédoise ». Les membres français et suédois de l’équipe de recherche (Alain Henry, Jean-pierre Segal, Sylvie Chevrier, Tatjana Globokar) ont reconstituél’histoire de la tentative de fusion de deux entreprises, française et suédoise, analysée ensuite par d’Iribarne.
Celle-ci nous a semblé pertinente car c’est une illustration du processus d’incompréhension mutuel, entre français et suédois, qui aboutit à un échec, chacun restant imperméable à la logique culturelle de l’autre. D’IRIBARNE écrit en introduction «  il est coutumier d’opposer une Franceautoritaire, jusque dans la vie de ses entreprises, à une Europe du nord, vouée aux valeurs démocratiques. […] mais à les regarder de plus près ces choses apparaissent sous un autre jour»
Résumé du chapitre « une rencontre franco française »
1. Les grandes différences
Le premier constat est que les processus de décision sont très différents dans les deux entreprises : « tous se rejoignent aupremier chef pour opposer une entreprise suédoise où l’on s’accorde entre pairs à une entreprise française où règne une forte autorité hiérarchique (hiérarchie française, décentralisation suédoise). Cependant les propos tenus témoignent de l’existence en Suède d’une forme de contrôle social qui ne paraît pas moins forte que celle que l’on rencontre en France. » Dans l’entreprise Française, lesresponsables ne participent pas aux réunions mais prennent les décisions. En suède la faible pression hiérarchique observée va de pair avec d’autres formes de pressions sociales, qui ne sont pas forcément moins intenses : si l’autonomie de décision est forte, cette pression sociale qui, agissant en amont des options que chacun adopte, délimite ce qu’il peut envisager de décider. Le poids de laréférence partagée peut conduit à exclure celui qui diverge. Le même terme de décision recouvrait donc des réalités différentes pour les deux parties 
Vue par les suédois, la coopération française signifie travailler ensemble sur le même sujet, en aucun cas s’entraider. Les français «  ont l’habitude de ne pas en démordre », tandis que les suédois mettent en avant la qualité d’écoute et decoopération pour arriver à un compromis, ils travaillent ensemble. Ce bien que la question se pose de savoir si la pression sociale définie plus haut leur laisse réellement exprimer leur désaccord.  « Cette place différente de l’écoute et du compromis renvoie au fait que la conception même de ce qu’est un processus d’intégration des points de vue diffère selon que l’on est en France ou en suède ». Cotésuédois  il s’agit d’affirmer la cohésion d’un groupe autour d’une adhésion partagée à un projet commun. Côté français, chacun cherche à faire triompher son point de vue. On a d’un côté le registre de l’affirmation d’idées, et de l’autre le registre de la relation qui s’opposent. « Dans un registre suédois, la virulence verbale prend sens non dans le registre des convictions, mais de style...
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