Fiche de lecture la vie en désordre

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PROFESSEUR MARCEL RUFO
LA VIE EN DESORDRE : VOYAGE EN ADOLESCENCE

- FICHE DE LECTURE -




I/ PRESENTATION DE L'AUTEUR ET DU DOCUMENT

Le Professeur Marcel Rufo – pédopsychiatre - a longtemps exercé comme chef de clinique à Marseille à l'hôpital Sainte Marguerite. De2004 à 2007, il a dirigé la Maison des adolescents appelée aussi la Maison de Solenn à Paris.
Marcel Rufo est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés notamment au développement de l’enfant et à sa pratique clinique : Oedipe toi même; Frères et soeurs, une maladie d'amour; Détache moi; La vie en désordre... Pour lui, la clinique est cruciale dans son travail de pédopsychiatre. Il insiste d'ailleurssur ce point dans l'ouvrage La vie en désordre : Voyage en adolescence. Dans ce livre, à la fois recueil de souvenirs et de réflexions, Rufo se penche sur l'exercice de son métier de pédopsychiatre au niveau d'une période de vie qui l'a tout particulièrement intéressé : l'adolescence.
Connu pour ses ouvrages, ses multiples interventions dans des émissions télévisées, Marcel Rufo s'est imposécomme l'un des spécialistes les plus réputés de l'enfance et de l'adolescence.
Aujourd'hui, il dirige l'Espace Arthur à Marseille. Il s'agit d'un service de psychiatrie pour enfants et adolescents.



II/ RESUME DE L'OUVRAGE

Le livre La vie en désordre est pour Marcel Rufo l'occasion de nous présenter la façon dont il a pensé et travaillé dans le domaine de lapsychiatrie auprès d'adolescents dans sa carrière, marquée par de nombreuses expériences, rencontres, doutes, remises en questions ...
Pour Rufo, la paraclinique est utile mais la clinique est indispensable à la médecine. C'est ainsi qu'il conçoit son travail de psychiatre. L'écoute et l'attention en sont les principaux outils permettant de rester à proximité du patient et de le prendre enconsidération. Par exemple, trois personnes atteintes du même trouble alimentaire feront l'objet d'un suivi psychologique mais la prise en charge sera différente car il s'agit de trois histoires singulières.
Le facteur temps est indispensable pour poser un diagnostic qui ne stigmatiserait pas d'emblée. Freud disait : «Ce n'est parfois qu'à la fin de la cure analytique que l'on peut connaître lediagnostic précis». Le psychiatre par son écoute et sa parole va enclencher un travail d'observation et d'évaluation avec en parallèle un traitement possible. Il s'agira probablement d'un temps de «désordre» où l'on gardera l'idée que le trouble peut n'être que passager. Un diagnostic immédiat ne se penche pas assez sur la singularité du patient. La période de l'adolescence n'est pas une période de vielinéaire. Confronté à des divers chocs (physiques, sociologiques, affectifs), l'adolescent – dans une quête identitaire- a parfois tendance à adopter des attitudes extrêmes. Gardons en tête qu'il s'agit d'un temps d'expérimentation et que ce qui peut apparaître comme un trouble n'est seulement que le fruit d'une adolescence pleinement vécue. Rufo se garde donc de poser un diagnostic immédiat notammentpour les patients présentant des psychoses. Un délire peut être à la fois l'expression d'une schizophrénie, d'un état maniaque ou bien un évènement transitoire. Le diagnostic ne doit donc pas enfermer l'adolescent dans sa pathologie. Il demeure une étape cruciale permettant de déterminer une prise en charge adaptée accompagnée de perspectives d'évolution.
Un diagnostic n'est pas une fatalité.La volonté de guérir est essentielle pour Rufo car cela suppose que rien ne soit définitif. La guérison exige que l'adolescent soit parti prenante de sa prise en charge. Le psychiatre doit faire preuve d'empathie et trouver la «juste distance» au cours de leur relation. La neutralité est difficilement atteignable car l'histoire d'un patient vient toujours faire écho dans l'histoire personnelle...
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