Fiche de lecture le pouvoir de la finance

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Fiche de lecture :
Le pouvoir de la finance d’ André Orléan

Paris,Editions Odile Jacob, octobre 1999

Le pouvoir de la finance

Introduction

➢ Contexte historique et intellectuelle

Depuis les années 1980, un nouveau mouvement de libéralisation et dérégulation financière a été entamé, en particulier dans les pays développées. Nous sommes dans la logique du laissez-faire prônéepar la théorie libérale.
Les marchés financiers ont donc connu un mouvement de dérégulation et on constate notamment un fort mouvement d’internationalisation.
Ces deux mouvements s’accompagnent de « fortes fièvres » spéculatives. A ces bulles spéculatives vont succéder des crises. André Orléan en a observé plusieurs telles que la crise boursière de 1987, la crise obligataire de 1994, la crise supeso mexicain de 1994, la crise asiatique de 1997, la crise boursière internationale d’activité de 1997.

Dans ce contexte, se pose alors la question de la libéralisation financière comme source de crises systémiques.

➢ Présentation d’André Orléan

André Orléan est un économiste français né le 23 mai 1950 à Paris.

André Orléan occupe actuellement plusieurs fonctions, il est :Directeur de recherche au CNRS
Directeur d'études à l'EHESS  
Membre du comité de direction de la revue Annales. Histoire, Sciences Sociales 
Co-Responsable du Master "Economie des Institutions" (EHESS, Université Paris Ouest-Nanterre La Défense)
Membre du Conseil Scientifique de l'Autorité des Marchés Financiers

➢ Présentation de son œuvre et de son ouvrage

L’ensemble de ses productionsporte sur les questions de la monnaie, de la finance, de l’économie des conventions et de l’économie cognitive.

Son ouvrage Le pouvoir de la finance traite de la remise en cause de la théorie l’efficience des marchés financiers à laquelle il oppose la théorie autoréférentielle des marchés.
Une thèse centrale y est développée : l’évaluation financière est le produit d’une logique d’opinion., lecours boursier n’est non plus l’expression d’une grandeur objective,
à savoir la profitabilité des entreprises.
A ces questions s’ajoutent les problématiques régulationniste et conventionnaliste.
Pour cela, André Orléan s’appuie sur le chapitre 12 de la Théorie Générale de Keynes consacré aux marchés financiers et à leur fonctionnement.
En effet, il aborde tout comme Keynes la question del’instabilité chronique du capitalisme, de son incapacité à s’autoréguler, de la logique d’accroissement de la liquidité, de la question de l’influence du comportement des autres lors de prises de décision et de la dualité entre le facteur entreprise et le facteur spéculation.

I_ Les principes de l’évaluation boursière

André Orléan débute son ouvrage sur un premier chapitre qu’il consacre àl’évaluation boursière.

A_ La dualité de l’évaluation boursière

L’auteur se pose la question suivante : comment sont menées sont les évaluations boursières ?

➢ La conception fondamentaliste

D’après la conception fondamentaliste du marché boursier, l’investisseur va examiner l’action du strict point de vue des bénéfices futurs monétaires auxquels sa détention donne droit. Cette évaluationest nommée « valeur fondamentale ». Pour connaitre ce que vaut une action, il suffit de faire la somme des dividendes qu’elle permettra de recevoir au cours des années futures, puis dans un second temps d’observer le taux d’intérêt du moment afin d’actualiser les dividendes futurs anticipés et de calculer leur valeur présente. André Orléan écrit que le capital est « un processus de mise en valeurdans le temps » page 19.

Comme le dit Keynes, le capitalisme doit « vaincre les forces obscures du temps et percer le mystère qui entoure le futur » page 21.
Le capitalisme doit donc affronter cette incertitude liée au temps.

Dans cette conception, le marché permet de vaincre ces incertitudes. Les marchés d’actions sont pensés comme un acteur collectif. Sur ce marché, il y a la...
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