Figures de style

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  • Publié le : 11 avril 2010
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Les figures de rhétorique
NOM
GENRE
TYPE
DEFINITION
BUT
EXEMPLES
 
accumulation
n.f.
RHET
Énumération qui crée un effet de profusion.
Effet de profusion.
 
allégorie
n.f.
RHET
Personnification d'une idée abstraite ; mais ce peut être aussi une métaphore continuée tout au long d'un texte d'une certaine longueur.
Effet didactique.
Métaphore continuée : l'albatros dans le poème dumême titre de Baudelaire. Personnification d'une idée abstraite : la Vérité dans le poème Tristesse d'Alfred de Musset
allitération
n.f.
POET
Répétition d’une consonne ou d’un groupe de consonnes dans une phrase, un vers.
Crée une cohérence poétique entre des mots.
Aboli bibelot d’inanité sonore (Mallarmé)
amphigouri
n.m.
RHET
Discours, écrit confus et obscur.
Si volontaire, effetcomique ou parodique.
 
anacoluthe
n.f.
RHET
Rupture dans la construction d’une phrase.
 
Vous, ministre de la paix [...], le sang, à votre gré, coule trop lentement (Racine)
anaphore
n.f.
RHET
Répétition d’un mot ou d’un groupe de mots au début de plusieurs phrase successives, pour insister sur une idée, produire un effet de symétrie.
Effet d'insistance ou de mise en relief.
Marcher àjeun, marcher vaincu, marcher malade (Hugo)
anastrophe
n.f.
GRAM
Renversement de l’ordre habituel des mots dans une phrase.
Effet de surprise et donc de mise en valeur.
D’amour mourir me font, belle marquise, vos beaux yeux (Molière)
anticipation
n.f.
RHET
Figure par laquelle on réfute d’avance une objection possible.
Effet de persuasion.
Il est vrai qu'il est logique de penser que lesguerres n'ont jamais eu lieu, puisqu'elles sont inhumaines. Voir aussi La mort de Socrate par Lamartine.
antiphrase
n.f.
RHET
Figure de style consistant à employer un mot, une phrase, dans un sens contraire à sa véritable signification. Utilisée à dire le contraire de ce qu'on pense, tout en montrant qu'on pense le contraire de ce qu'on dit.
Ce procédé est le support essentiel de l'ironie, lecontexte étant important puisqu'il permet de découvrir si une phrase est ironique ou non.
C’est par antiphrase que les Grecs donnaient aux Furies le nom d’Euménides (Bienveillantes). Quelle belle journée ! (alors qu'il pleut et qu'il fait froid).
antithèse
n.f.
RHET
Rapprochement de deux propositions ou de deux expressions contrastées.
Permet de classer le monde et de persuader celui à quion s'adresse.
Mon coeur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli ! dans le poème Puisque j'ai mis ma lèvre... (l'oubli est l'antithèse de l'amour).
antonomase
n.f.
RHET
Emploi d’un nom commun ou d’une périphrase à la place d’un nom propre ou inversement.
Crée un modèle d'individu.
Le père de la tragédie française pour Corneille ; un Néron pour un tyran cruel.
apagogie
n.f.
RHETDémonstration par l’absurde.
Permet de combler les faiblesses d'un raisonnement.
 
apostrophe
n.f.
RHET
Figure de rhétorique par laquelle on s’adresse directement aux personnes ou aux choses personnifiées.
Permet de rendre plus visible la personne à qui l'on s'adresse.
Ô cendres d’un époux ! Ô Troyens ! Ô mon père (Racine)
assonance
n.f.
POET
Répétition d’un son voyelle dans la syllabe tonique demots qui se succèdent. Plus généralement, toute répétition de phonèmes en finale de vers.
Crée une cohérence poétique entre des mots.
Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire (Phèdre de J. Racine) (assonance en i)
asyndète
n.f.
GRAM
Suppression des mots de liaison entre les termes d’une même phrase ou de plusieurs phrases (conjonctions de coordination, adverbes).
Donne au discoursplus de vigueur.
Cette triste femme contemplait avec douceur les enfants, les bébés. (Blais)
barbarisme
n.m.
LEXI
Emploi d’un mot inventé ou déformé, ou d’un mot détourné de son sens normal, qui constitue une faute.
Si volontaire, effet ludique.
Confusionné pour confus, Colidor pour corridor, recouvrir la vue pour recouvrer la vue.
catachrèse
n.f.
RHET
Figure qui consiste à étendre la...
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