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  • Publié le : 6 juin 2011
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’Le pont Mirabeau’’ est formé de quatre quatrains où s’intercale un refrain. Chaque strophe est composée de trois décasyllabes, le deuxième vers (de quatre syllabes) et le troisième (de six syllabes) constituant ensemble un décasyllabe. Le refrain est un distique de vers de sept syllabes. Les rimes sont plates , elles se suivent même si ce n’est pas très régulier . Toutes les rimes sontféminines sauf celles des premiers segments des décasyllabes rompus (deuxièmes vers des strophes). La ponctuation est absente : elle a été, comme pour
tous les poèmes du recueil « alcool »

Dans Première strophe, nous pouvons remarquer une alliance dans le dernier vers . Cette antithèse oppose la joie à la peine. Par le vers « La joie venait toujours après la peine » , le poète insiste biensur le fait que nos émotions , ressentis peuvent varier selon les temps , les conditions. Si le vers semble à première vue exprimer une triste vérité, c'est-à-dire qu'il faut souffrir avant d'être heureux, il traduit en même temps un espoir voilé : s'il y a alternance entre la joie et la peine, il est toujours possible que la peine finisse pour être suivie de la joie. On peut d’abord croire quele verbe «coule» a deux sujets : «la Seine»
d'abord et ensuite les amours qui semblent couler autant que l'eau .Nous avons l’impression que le poète fait un lien une sorte de comparaison implicite ( métaphore) entre le mouvement d l’eau , sa fuite et les amours.
Apollinaire pose également une question sans pour autant utiliser de ponctuation. Cette absence volontaire de l’auteur nousl avons traduite comme un cadeau de la part du poète au lecteur. C'est-à-dire que celui-ci a à libre interprétation du poème.
Dans ce début de poème l’auteur introduit le poème en évoquant la réalité des choses.
Il décrit ce qu’ il voit en parlant du paysage qu l’entoure, de la seine , d’un pont. Il fait donc un lien implicite entre ce qu’il décrit donc du concret et ses souvenirs.Apollinaire nous fait comprendre que la simple vu de ce paysage fait remonter les souvenirs d’amours perdus. Le troisième vers traduit une émotion de douleur et de lassitude, la mémoire apparaissant comme une fatalité

Dans le premier refrain, il constate la réalité contre laquelle il ne peut rien. Le temps passe comme la Seine coule sous le pont Mirabeau. Mais il oppose à cette réalitécelle de la durée, de sa permanence dans sa conscience, avec ses souvenirs et son poème. Mais c'est une permanence solitaire ; lui seul échappe au changement qui a lieu tout autour de lui.
Malgré la fuite du temps, malgré la fuite des amours, le poète « demeure » : il continue à vivre et pourra peut-être éprouver de nouvelles amours, profiter d'un renouveau effectué par le temps

Dans laseconde strophe, nous percevons une métaphore lorsque l’auteur associe les bras unis à un pont. Cette liaison à un pont peu alors faire référence au symbole de la permanence et de la solidité du pont .il essaye d’établir par ce fragile lien physique une permanence plus solide. Si le premier vers établit le désir d’une permanence à deux , le deuxième vers rappelle immédiatement le thème duchangement. Le choix de l’expressions « tandis que » indique que, malgré cette tentative d’instaurer une durabilité, il y a un changement qui a lieu pendant que les amoureux sont immobiles.
On peut comprendre le dernier vers de la strophe de plusieurs façons. Par exemple, on peut voir l'ordre « des éternels regards l'onde si lasse »comme une inversion poétique dans laquelle« des éternels regards» est le complément de nom de « l'onde ».
Ceci soulignerait le lent et infini écoulement des regards des amoureux. Ou bien on peut considérer comme ordre logique des mots de ce vers : l'onde (qui est) si lasse des éternels regards. Dans ce cas, l'onde qui passe sous le pont des bras des amants rappelle évidemment la Seine qui coule sous le pont Mirabeau

Dans le second refrain, il...
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