Freud-metapsychologie

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  • Publié le : 31 mai 2010
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Freud : Métapsychologie, 1915

De « On nous conteste...» à «…ce dont nous avons fait l’hypothèse. »

Le Docteur Freud, dans son œuvre Métapsychologie, publiée en 1915, aborde le thème de l’inconscient. Ce texte est une argumentation par laquelle l’auteur justifie la cohérence ainsi que le bien fondé de ses travaux sur l’inconscient. Selon lui, la conscience est insuffisante pour expliquer lecomportement moral et physique d’un individu : l’inconscient vient compléter la conscience. Devant les contestations, l’auteur établit donc une argumentation dans laquelle il énonce les preuves dont il est en possession, dans le but de convaincre du bien fondé de sa thèse. Le texte se divise en trois parties : après nous avoir exposé sa thèse, Freud nous donne des exemples concrets pour lajustifier, puis conclut sur le succès de son hypothèse.
Première partie : de « On nous conteste… » à « … l’existence de l’inconscient. »
Seconde partie : de « Elle est nécessaire… » à « … l’expérience immédiate. »
Troisième partie : de « Et il s’avère… » à « … dont nous avons fait l’hypothèse. »
 Le découpage du texte peut se faire différemment, sans changer l’explication.

Freud, dans lapremière partie de son texte, nous rappelle sa thèse. Selon lui, le psychisme se divise en deux parties : la conscience ainsi que l’inconscient. La conscience, qui est la connaissance immédiate que l’esprit a de ses actes et de ses états, serait donc complétée par l’inconscient, qui serait alors un complément de connaissance que l’esprit aurait, en particulier de ses actes.
Il nous faut remarquer queFreud utilise le terme « scientifiquement » : dès le départ de l’argumentation, l’auteur nous rappelle que la psychologie n’est pas une herméneutique puisqu’il est nécessaire d’adopter une démarche scientifique pour prouver la véracité ou l’absurdité de l’hypothèse de l’inconscient.
Freud, en réponse aux accusations et aux contestations, précise que cette hypothèse, en plus d’être « légitime » est« nécessaire » : cela signifie que, pour Freud et son groupe de travail, l’inconscient doit être envisagé non pas comme une notion purement philosophique, mais comme une notion psychologique, donc médicale, qui aura pour but ultime la guérison de malades. L’auteur finit enfin l’énoncé de sa thèse en affirmant pouvoir la prouver. Le terme « preuve » joue un rôle de transformation : dansl’argumentation, l’hypothèse de transforme peu à peu en vérité générale.

Le connecteur « parce que » complète le terme « preuves », et indique au lecteur que l’auteur va s’employer à prouver son hypothèse.
Pour introduire son argument principal, l’auteur revient sur la nécessité de l’hypothèse de l’inconscient. Selon lui, de nombreux symptômes d’ordre psychologique ne trouvent pas leur explication dans laconnaissance du sujet. Il nous faut par ailleurs remarquer que, dans cette partie de son exposé, Freud prend uniquement en compte l’aspect psychique de l’homme, et non son aspect physique : il n’y a pour l’instant pas de lien entre le corps et l’esprit. Pour autant, Freud prend en compte l’homme malade ainsi que l’homme sain : cela se rapporte à sa théorie selon laquelle tous les hommes sontnévrosés, même le plus sain. L’auteur nous prouve donc que, pour trouver l’explication de certains actes, la conscience ne suffit plus, il faudrait pousser l’analyse du sujet plus loin. Mais Freud prend soin de ne pas se laisser enfermer dans ses théories précédentes : il précise juste après avoir parlé d’actes inexplicables par la conscience que ses actes ne se limitent pas aux simples « actesmanqués » et « rêves ». Il fait à ce moment-là de son argumentation une différenciation entre les hommes sains et les hommes malades, qu’il avait précédemment rapproché avec l’expression « aussi bien ». Il distingue les névroses des hommes sains aux psychoses des hommes malades. L’emploi de l’exemple de l’acte manqué à ce stade de l’argumentation est d’ailleurs paradoxal : un acte manqué est un...
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