Gestion du territoire chez les humains

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  • Publié le : 7 mars 2010
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COMMUNICATION ET CONFLITS / ÉMETTEURS ET GESTION DU TERRITOIRE
Tout au long de son histoire, l’être humain a essayé de créer des modèles de fonctionnement pouvant être appliqués à l’ensemble de son espèce. Ces modèles ont balayé toute la gamme des interprétations, de la superstition au dernières théories des systèmes.
Bien que n’étant absolument pas spécialiste dans un domaine aux facettesaussi multiples, l’envie et le besoin me sont apparus, au fil de mes lectures, expériences et études, de développer un modèle plus simple, plus direct et aisément applicable, d’interactions entre les individus. Ce modèle, que j’ai appelé la théorie des territoires, a comme particularité de ne pas essayer d’expliquer les comportements de l’homme comme ceux d’un être vivant à part sur la planète et dotéde qualités extraordinaires mais d’un homme-animal, interagissant avec ses congénères comme tout être vivant sur terre.
Toute la construction de ce système découle donc d’un premier postulat : l’espèce être humain, en dépit de ses technologies et de son esprit supérieur n’est qu’un animal évolué, appelé à faire face exactement aux mêmes contraintes que les autres espèces, mais à un niveau plusélevé. Je tiens à préciser que je n’entrerai pas dans le débat religieux ou évolutionniste, car tel n’est pas ici notre propos. Ce qui différencie, selon moi, l’être humain des autres espèces est toutefois fondamental. Je pense que notre “supériorité” tient au fait que nous sommes les seuls animaux à posséder une conscience aiguë de l’effet à long terme de nos actions sur la survie de l’espèce (unesorte de sur-moi de l’espèce), conscience qui s’est développée au cours de notre histoire et se développe encore aujourd’hui.
QUELLE DÉFINITION DONNER À UNE ESPÈCE ?
Afin de clarifier notre discours, et sortant de la taxinomie biologique, nous pouvons donner la définition suivante :
Une espèce est un groupe d’individus aux comportements et à l’apparence semblables, aptes à se reproduire entreeux et appelés à vivre sur un territoire défini. Ce groupe doit avoir comme qualité première d’être viable à long terme dans son environnement.
Deux conditions sont absolument indispensables à la survie d’une espèce :
La survie de chaque individu
Dépendante des besoins primaires, cette survie est dépendante de la satisfaction de ces derniers. Les instincts de survie nécessaires à tout individupeuvent être ramenés à trois : instinct de nutrition, instinct territorial et instinct de reproduction, d’après moi - et nous le verrons plus bas - tous les autres comportement instinctifs découlent (sont inhérents à) de ceux-ci.
L’impossibilité, pour un individu, de mettre en danger le reste de l’espèce.
Ces deux conditions semblent évidentes de premier abord, mais sont pourtant totalementcontradictoire. Comment, en effet, chaque individu va-t-il doser son droit à la survie par rapport à celui de ses congénères ? De quelle manière les ressources seront-elles partagées ? Quel sera l’individu prioritaire en cas de manque de ressources ? Chez les animaux, ces questions se règlent, pour la plupart, de manière naturelle, par le jeux de la sélection, de la hiérarchie de groupe et de larichesse variable du milieu.
S’il a sans doute commencé - comme tous les animaux - par agir de manière passive à des pressions de son environnement, l’homme a pourtant peu à peu développé une conscience nette de ces deux pôles qui semblent antinomiques de premier abord. L’édiction de règles et de lois - précédées par les coutumes et les tabous - a conjointement aux religions aidé l’homo sapiens àfixer les limites acceptables par son espèce.
Un parallèle intéressant pourrait être dressé entre la psychanalyse et la survie d’une espèce. Si nous définissons les actions de survie de chaque individu comme étant le ÇA de l’espèce (satisfaction immédiate) et les actions de chaque individu tendant à faire survivre l’ensemble de l’espèce comme le SURMOI de l’espèce (long terme) les règles humaines...
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