Guerres de religion

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  • Publié le : 22 mai 2011
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LES GUERRES DE RELIGION

1) Introduction :



France, Pays-Bas, Espagne, Angleterre.

En France, on appelle guerres de religion une série de huit conflits, qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du XVIe siècle et où se sont opposés catholiques et protestants.

À partir du XVIe siècle, au catholicisme s’oppose le protestantisme, opposition qui débouche sur uneterrible guerre civile.

Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 1520. À la fin du règne d'Henri II, le conflit se politise. Les guerres de religion commencent en 1562 et se poursuivent entrecoupées de périodes de paix jusqu'en 1598, avec la mise en place de l'Édit de Nantes. Les guerres de religion trouvent un prolongement aux XVIIe (siègede La Rochelle, révocation de l'Édit de Nantes) et XVIIIe siècles (guerre des Camisards), jusqu'à l’arrêt des persécutions sous Louis XVI (Édit de Versailles en 1787).

2) Les causes du conflit :

A) L’affaiblissement du pouvoir royal :

Ces troubles coïncident avec un affaiblissement de l’autorité royale. Les rois François Ier et Henri II n'ont permis aucune contestation de leur pouvoir.Lorsqu’Henri II meurt accidentellement le 10 juillet 1559, ses successeurs François II puis Charles IX sont trop jeunes pour pouvoir imposer leur autorité. Ils ne peuvent pas empêcher les Français de s'entredéchirer. Entre les deux camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne fait qu'accentuer les tensions.

La réunion desÉtats généraux, effectuée par trois fois durant les guerres de religion, est le témoin de cet affaiblissement de l'autorité royale. Le roi a besoin de l'appui de ses sujets pour pouvoir prendre des décisions qui seront respectées.

À cette occasion, le pouvoir royal est remis en cause par des hommes de loi et des lettrés qui imaginent une plus grande subordination du roi à l'égard de cesassemblées.

B) Les clans nobiliaires :

Les rois étant trop jeunes pour régner, différents camps politiques tentent de s’imposer pour contrôler le pouvoir royal. Trois grands clans nobiliaires, tous liés par divers liens familiaux, vont ainsi s'opposer :

les Montmorency : il s'agit d'une ancienne et puissante famille qui tire sa fortune de la formidable ascension politique du connétable Anne deMontmorency sous le règne d'Henri II. Bien que partagés entre catholiques et protestants, les Montmorency-Châtillon s'unissent à l'occasion pour contrer l'influence croissante des Guise, leurs rivaux. La course au pouvoir mobilise leur immense clientèle respective, répartie sur l'ensemble du royaume.

les Guise : ce sont les meneurs du parti catholique. Cousins du duc de Lorraine, ils connaissentleur ascension politique grâce à Claude de Lorraine et son fils François, les deux premiers ducs de Guise. Si l'hostilité manifestée par les Guise à l'encontre de la politique de tolérance religieuse de Catherine de Médicis cause parfois leur mise à l'écart sous le règne de Charles IX, cette intransigeance catholique leur permet de cultiver une grande popularité auprès du peuple. Loués commechampions de la foi, ils reviennent triomphalement sur le devant de la scène sous Henri III grâce à la Ligue. En 1588, les Ligueurs parisiens parviennent à chasser Henri III de la capitale, ce qui renforce considérablement l'influence des Lorrains. Catherine de Médicis elle-même finit par "prier" son fils de "rendre content" le duc de Guise. L'année suivante, la Ligue destitue le roi suite à l'assassinatdes deux chefs de la maison ; leur frère survivant, Charles, duc de Mayenne, devient le principal opposant à l'avènement du roi protestant Henri IV.

les Bourbons : descendants de saint Louis en ligne directe, ce sont des princes du sang. Les membres de cette maison ont donc la préséance sur tous les autres gentilshommes du royaume et siègent non loin du roi dans les cérémonies. En dépit...
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