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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Séries ES et L

Commentaires des thèmes d’étude d’histoire

Le monde, l’Europe, la France de 1945 à nos jours[1]

Le programme de terminale se fixe pour ambition l'intelligence d'ensemble de la période contemporaine, par l'approche croisée des grands axes de l'évolution, de notions opératoires et d'un nombre maîtrisé de connaissances factuelles. Au fil de l'année, l'étude plusapprofondie d'événements soigneusement choisis et d'un nombre restreint de documents étayent les démonstrations, nourrissent la culture et entraînent les élèves à l'analyse rigoureuse.

Le monde de 1945 à nos jours (22 heures)

Introduction : le monde en 1945 (2-3 h.)
L’introduction dresse un tableau du monde à l’issue des combats. Il inclut l’évaluation du coût global du conflit, l’analyse duplanisphère géopolitique — qui révèle la nouvelle hiérarchie des états et l’émergence d’une bipolarisation —, le projet et les premiers pas de l’Organisation des Nations Unies, qui vise à éviter le retour des engrenages des années 1930 et incarne l’espoir d’un monde meilleur.

De la société industrielle à la société de communication (4-5 h.)
L’immédiat après-guerre est dévolu à la reconstruction —dont un élément majeur est le Plan Marshall — et à la mise en place des fondements du redémarrage économique : conférence de Bretton Woods, Accord général sur les tarifs et le commerce international (GATT), OECE. Puis la croissance l’emporte, exceptionnelle par son importance, sa régularité : dans l’ensemble des pays développés de 1950 à 1973, le volume du PNB par habitant croît à un rythme annuelde 3,9 %, soit une multiplication par plus de 2,4 durant ces 23 ans. Le processus d’industrialisation, ancien, franchit un nouveau seuil, imposant ses valeurs et ses modes d’organisation et de consommation (fordisme) à toutes les sociétés. Dans une partie importante du monde, une vaste gamme de produits, notamment manufacturés, devient accessible à de larges couches de la population : on parle de« société de consommation ». Le Tiers-Monde est partie prenante de cet élan de la croissance ; pour autant, sa part dans le commerce international diminue tandis que se creuse l’écart de son niveau de vie avec celui des pays développés.
Les années 1974-1975 connaissent un recul du PIB, une montée du chômage et une poussée inflationniste : ce tournant[2] se nourrit de l’ébranlement monétaire de1971-1973, de l’essoufflement du fordisme, des mutations de la hiérarchie et de la distribution des secteurs de production et du premier choc pétrolier, qui agit comme un détonateur. Elles ouvrent une nouvelle période, à la fois en continuité et en rupture avec les « trente glorieuses » : conjoncture plus cyclique, poursuite de la croissance (le PIB par habitant de l’Inde s’accroît davantage entre1973 et 1993 qu’entre 1820 et 1973, celui du Japon augmente de 80 % entre 1973 et 1998), augmentation du volume des échanges internationaux, diversification du Tiers-Monde, décrochages sectoriels et régionaux (l’Europe de l’Est dans les années 1970-1980, une partie de l’Afrique), ampleur du chômage — singulièrement en Europe —, accélération de la redistribution des actifs, mise en cause del’état-providence.
Parallèlement, plusieurs phénomènes se conjuguent pour faire du fait migratoire une donnée de base du second XXe siècle : le doublement de la population mondiale entre 1960 et 2000, l’exode rural, les migrations interrégionales vers les zones d’emploi ou vers celles qui offrent une meilleure qualité de vie, les migrations internationales vers les pôles de richesses, les drames qui chassentceux qui deviennent des réfugiés. Il y aurait aujourd’hui 150 millions de personnes résidant durablement hors de leur pays : un tiers de migrants de travail, un tiers de migrants familiaux et un tiers de réfugiés.

L’urbanisation des sociétés, la transformation des modes de vie, les progrès de la scolarisation et la montée en force de la connaissance comme variable économique majeure ne...
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