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  • Publié le : 15 décembre 2013
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Si le réel est symbolisé par le pot de chambre de la Bonne, en revanche, l'imaginaire est le monde du feu : quand elle rencontre le Pompier, la Bonne raconteun poème qui décrit un embrasement généralisé (7) : pierre, château, forêt, hommes, femmes, oiseaux, poissons, eau, ciel, cendre, fumée, et même feu, prennentfeu successivement. C'est le réel qui est détruit. Elle est devenue folle.
La recherche de l'identité, du soi, ne débouche que sur la folie.

Promiscuité,solitude
L'imaginaire est donc un lieu de fuite, où l'on se sent être. Mais cette fuite ne débouche que sur la folie et l'angoisse de la mort :

"LE POMPIER,se dirige vers la sortie, puis s'arrête: A propos, et la Cantatrice chauve ?"

La Cantatrice chauve est la personnification de la mort et se situe dansl'imaginaire, comme le souligne la réplique de Mme Smith qui trahit la déformation du rêve : "Elle se coiffe toujours de la même façon !"
La situation despersonnages est sans issue. Ils ne supportent pas la réalité, ne se supportent pas les uns les autres, fuient dans un monologue insensé où ils croient trouver l'être,mais ne rencontrent que la folie et la peur de la mort.
La dernière scène, où le dialogue oscille entre des déclarations privées de sens (du ressort del'imaginaire) et des lieux communs déformés (reliés au réel), souligne l'impossibilité de prendre un parti.
Je vais, dans la partie suivante, confronter La CantatriceChauve, telle que nous la comprenons à présent, aux concepts essentiels developpés par Martin Heidegger dans L'Être et le Temps. (8) … suite de l'article