Intrgration

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BACCALAUREAT BLANC – 2007 – Spécialité SES – Durée 1h.

- SUJET B -

Thème du programme

Intégration et solidarité à partir de l’analyse d’E Durkheim.

Document 1

Ce n'est pas à dire, d'ailleurs, que la conscience commune soit menacée de disparaître totalement. Seulement, elle consiste de plus en plus en des manières de penser et de sentir très générales et très indéterminées.qui laissent la place libre à une multitude croissante de dissidences individuelles. Il y a bien un endroit où elle s'est affermie et précisée, c'est celui par où elle regarde l'individu. À mesure que toutes les autres croyances et toutes les autres pratiques prennent un caractère de moins en moins religieux, l'individu devient l'objet d'une sorte de religion. (...)
Nous pouvons donc conclure endisant que tous les liens sociaux qui résultent de la similitude se détendent progressivement.
À elle seule, cette loi suffît déjà à montrer toute la grandeur du rôle de la division du travail. En effet, puisque la solidarité mécanique va en s'affaiblissant, il faut que la vie proprement sociale diminue, ou qu'une autre solidarité vienne peu à peu se substituer à celle qui s'en va. Cependant,le progrès social ne consiste pas en une dissolution continue ; tout au contraire, plus on s'avance, plus les sociétés ont un profond sentiment d'elles-mêmes et de leur unité. Il faut donc bien qu'il y ait quelque autre lien social qui produise ce résultat; or, il ne peut pas y en avoir d'autre que celui qui dérive de la division du travail. (...)
C'est la division du travail qui, de plus enplus, remplit le rôle que remplissait autrefois la conscience commune.

E. Durkheim, De la division du travail social,
PUF, 1960 (première édition, 1893).

Document 2

Dans la société salariale des « Trente glorieuses » les personnalités étaient structurées par le travail : lieu de savoirs spécifiques et de relations interpersonnelles, ilétait le moyen de l'amélioration du niveau de vie et de la promotion sociale pour soi comme pour ses enfants. Il apportait également réalisation de soi et insertion sociale, il créait le lien social. (...)

Le travail n'est plus la matrice unique et centrale, et les formes nouvelles de l'individualisme sont liées à l'affaiblissement des repères institutionnels.
X.Gaullier, Cohésion sociale et emploi,
Desclée de Brouwer, 1994.

Questions

1. A l’aide de vos connaissances et du document 1, vous présenterez les caractéristiques des deux formes de solidarités chez Durkheim. (12 points).

2. Expliquez la phrase soulignée dans le document 1 (4 points).

3. Le document 2 confirme-t-il l’analyse de Durkheim ? Justifiez votreréponse. (4 points).

CORRIGE REDIGE

La question 1…

Une interrogation fondamentale marque en profondeur toute l’œuvre d’Emile Durkheim : qu’est ce qui est à l’origine du lien social ? Comment la société parvient-elle à « attacher » les individus les uns aux autres, à en faire un ensemble cohérent ? Il va constater que le lien social évolue, connaît une véritable mutation au cours del’histoire de nos sociétés. Il va ainsi être amené à distinguer les sociétés traditionnelles où on peut repérer une solidarité mécanique et les sociétés modernes où s’établit une solidarité organique.

La solidarité mécanique, symbole des sociétés traditionnelles présente un certain nombre de caractéristiques.

Tout d’abord, ce sont des sociétés simples, de petite taille et peudifférenciées (forte unité de situations entre les membres qui les composent).

Ensuite, les sentiments communément partagés par les individus sont très forts. Ainsi, les individus partagent les mêmes sentiments, obéissent aux mêmes croyances et aux mêmes valeurs (religion, famille, fatalisme, etc.). Le poids des traditions et des coutumes y est très important.

L’individu s’efface...
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