Islam en suisse

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RIPOCHE Pauline
MME1 Civilisation – F. Cadot 21.05 2010

L’islam en Suisse

sommaire

Introduction 3

I- Les religions en Suisse  4

1) Origine et place de la religion 5-6
2) L’islam en Suisse7-8


II- Une revendication politico-religieuse 9

1) La montée d’une crainte ? 10-11
2) Les réactions 12-13

CONCLUSION 14

Sources 15
INTRODUCTION

A l’heure où les tensions montent entre le monde occidental et le monde oriental, le référendum suissedu 29 Novembre 2009 a soulevé de nombreuses questions. En effet la communauté musulmane s’est vu interdire la construction de minarets en Suisse, décidé par 57% des votants. Ce fait d’actualité a remué les milieux politiques et religieux, interpellant même l’ONU qui déplore une atteinte à la communauté musulmane.

On peut ainsi s’interroger sur la place de la religion musulmane dans un paysoccidental comme la Suisse, ou encore sur le fait que ce référendum soit à l’image ou non de la montée d’une crainte liée à l’islam en Occident.

Cette étude tentera donc de répondre à ces interrogations selon les axes suivant : Une première partie portera sur les religions en Suisse, des origines à leur évolution. Une deuxième partie traitera des mouvements sociaux liés à l’islam.

I - Lesreligions en Suisse

1) Origines et place de la Religion

La Suisse n’a pas de religion d’Etat sur l’ensemble du pays. La liberté de culte est garantie par l’article 49 de la Constitution de 1874. Selon un recensement fédéral en 2000, la religion la plus répandue serait le catholicisme avec 42% de pratiquants. La deuxième religion serait l’islam avec 4% de pratiquants. Les orthodoxes sontégalement présents en Suisse avec environ 1% de pratiquants. La présence de la communauté juive en Suisse est attestée avant la création de la confédération helvétique, elle est de nos jours organisée en institutions dans la plupart des grandes villes et représente 0.3% de la population. 11% des habitants se déclarent sans religion.

Malgré l’intitulé de la constitution fédérale de la ConfédérationHelvétique par la référence « Dieu Tout-Puissant », cette constitution n’est pas particulièrement favorable au christianisme ou aux religions monothéistes. En réalité la constitution Suisse se veut très libérale et se proclame neutre du point de vue confessionnelle garantissant la liberté de conscience et de croyance (article 15). Cependant cette liberté et cette neutralité trouve une limite dansl’article 72 qui maintient que « la règlementation des apports entre l’Eglise et l’Etat est du ressort des cantons ». Ainsi en dépit de l’attitude libérale de l’Etat, chaque canton a la possibilité de choisir une manière individuelle de régler la relation entre l’Etat et religions (tout en conservant les limites fixées par la Constitution). Le régime le plus libéral est appliqué dans le canton deGenève où l’on trouve une séparation presque parfaite des Eglises et de l’Etat depuis 1907.
Dans certains cantons, l’Eglise réformée, l’Eglise catholique romaine ou l’Eglise catholique chrétienne sont reconnus de droits publics, cela implique certains droits et devoirs. Les droits correspondent par exemple à être exempté d’impôts, à donner des cours d’éducation religieuse à l’école ou prodiguerdes services religieux dans les hôpitaux, les prisons ou l’armée. L’émergence d’une pluralité religieuse n’entraine pas une plus grande séparation de l’Etat et des Eglises mais uniquement à la reconnaissance d’un nombre toujours plus élevé de groupes religieux.

La religion est ainsi du ressort des cantons, tout comme l’éducation. En effet la règlementation garantit la participation des...
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