La connaissance demeure partout.

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 3 (684 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 juin 2012
Lire le document complet
Aperçu du document
‘’Le meurtre’’
‘’L'Etranger est le premier "récit" d'Albert Camus (1913-1960), auteur engagé, humaniste, journaliste et plus jeune prix Nobel de littérature. Terminé en 1940, il ne le publiera qu'en1942. Il appartient au premier cycle de l'œuvre de l'auteur, consacré à la philosophie de l'absurde. Camus fut aux cotés de Jean Paul Sartre et de Simone de Beauvoir l’un des théoriciens del’existentialisme et s’attache à mettre en évidence l’absurdité de la condition humaine. Le passage de ce texte se situe à la fin de la première partie du roman où le personnage principal, Meursault, quiraconte les événements qui l'ont amené à une condamnation à mort (...)’’
La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que lejour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. A cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j'aifait un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d'un pas. Mais j'ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans sesoulever, l'Arabe a tiré son couteau qu'il m'a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l'acier et c'était comme une longue lame étincelante qui m'atteignait au front.
Au même instant, la sueuramassée dans mes sourcils a coulé d'un coup sur les paupières et les a recouvertes d'un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que lescymbales du soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C'est alors quetout a vacillé. La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait de toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu.
Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma...
tracking img