Aide super mais pas triche

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  • Publié le : 14 février 2010
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C'était le même soleil que le
jour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes
ses veines battaient ensemble sous la peau. A cause decette brûlure que je ne
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pouvais plus supporter, j'ai fait un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide,
que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçantd'un pas. Mais j'ai fait un
pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, l'Arabe a tiré son couteau
qu'il m'a présenté dans le soleil. La lumière a giclé surl'acier et c'était comme une
longue lame étincelante qui m'atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée
dans mes sourcils a coulé d'un coup sur les paupières et lesa recouvertes d'un voile
tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne
sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front et,indistinctement, le glaive
éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils
et fouillait mes yeux douloureux. C'est alors que tout avacillé. La mer a charrié un
souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour
laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'aicrispé ma main sur le revolver.
La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la
fois sec et assourdissant, que tout a commencé.J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai
compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où
j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encorequatre fois sur un corps inerte où les balles
s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur
la porte du malheur.
Deuxième partie
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